Le Gouvernement veut rétablir l’équilibre de la Sécurité sociale pour 2011.
Au nom de quoi ? Du fait que c’est “immoral” selon la Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.
C’est pour cela que le directeur de la l’Union nationale des caisses d’assurance-maladie, Frédéric Van Roekeghm a trouvé plusieurs solutions pour réduire les dépenses :
- renforcer le rôle du médecin traitant
- revoir les remboursements des anticholestérols, ceux contre l’hypertension et les anti-ulcéreux
- créer un contrat de bonne pratique individuelle pour les médecins
- hausse des tarifs des généralistes
- hausse de la productivité des hôpitaux
Et d’autres encore.
Celles qui vont faire le plus de bruits sont le changement de régime pour les affections de longue durée (ALD) et la baisse de remboursement de certains médicaments. Et après le premier choc avec les franchises médicales et des dé-remboursements, le Gouvernement continue à casser notre système social issu de la Libération.
Les ALD représentent 64% des dépenses de la Sécu pour 7,7 millions de personnes. Déjà qu’elles sont pas en forme, elles doivent en plus payer plus cher leurs soins, surtout sans mutuelles, car certains remboursements seront pris en charge par celles-ci.
Les médicaments jugés peu efficaces seront remboursés au prix du générique. Et les génériques eux-même peuvent faire l’objet de déremboursement…
Pour la sacrosainte idéologie libérale qui consiste à réduire sa dette au maximum tout en laissant la concurrence s’introduire dans le service public, pénalisant nos malades et remettant en cause le lien de solidarité entre biens-portants et malades. Pourtant il reste des niches pour plus de prélèvements pour rendre le système plus juste encore, les plus hauts revenus étant ceux du capital, une légère taxe permettrait de dégager des liquidités sans faire fuir les amis de Sarkozy. Mais nous ne sommes pas dans un monde juste. Donc grand merci à nos dirigeants et ceux qui tirent les ficelles.
Merci au nom de nos malades,
Merci au nom de la solidarité,
Merci au nom du service public.
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Elle est irresistible, l’ascenscion du facteur de Neuilly. Les socialistes l’ont bien compris. La percée du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste, nouvelle dénomination de la LCR) a poussé Daniel Vaillant - à la demande de F. Hollande - à monter un groupe de réflexion sur l’extrême gauche, histoire de couper l’herbe sous le vélo du facteur… Comme s’ils avaient pas assez de problèmes comme ça au PS ! Faudrait, EN PLUS, qu’ils aillent s’occuper des copains ! « Olivier Besancenot est l’instrument d’une manoeuvre de la droite. Il faut le démystifier : son “ni ni” bénéficie à la droite », explique Daniel Vaillant, ce dernier ayant bien compris que le nouveau chouchou du système politico-médiatique était, sans le savoir, simultanément à la botte du MEDEF et un danger de premier ordre pour le PS en matière électorale. Une initiative purement stratégique donc, nouvelle source de divisions au sens du PS ; eh oui, il y a un problème, le projet n’emballe pas grand monde. Benoit Hamon a même sévèrement critiqué cette initiative sur son blog : « Le plus gros problème des socialistes, en ce moment, c’est surtout les socialistes. L’extrême gauche ne doit pas nous faire peur, on devrait plutôt se réjouir que le mécontentement se cristallise face à la politique de Sarkozy et que les gens réagissent en votant à gauche. »
Le congrès approchant, les socialistes feraient bien de se mêler de leurs oignons ; si Besancenot fait son pain blanc sur leur dos, ils ne peuvent en vouloir qu’à eux-mêmes.
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Je vous fais part d’une interview de Dieudonné parue dans le canard Lyon Capitale.
Dieudonné s’était vu dés-invité par surprise à l’émission Tous Azimuts sur TLM. Un mois plus tard Lyon TV lui consacre une émission. À cette occasion, Lyon Capitale lui donne la parole. Rencontre.
Lyon Capitale : Pourquoi êtes-vous devenu humoriste ?
Dieudonné : J’ai toujours eu un doute sur les gens sérieux, le rire pour moi, c’est carrément devenu une religion. Je prends l’humour très au sérieux. On peut prendre le monde au sérieux, ou bien se dire que ce n’est qu’une grande plaisanterie. Les philosophes ont un raisonnement sérieux, les poètes, romantique, les politiques et les juges ont l’impression que leur parole est importante. Je n’ai pas l’impression que ma parole soit importante, mais elle est drôle.
Est-ce que vous vous ressentez comme un provocateur ?
Je ne pense pas être plus provocateur que les autres, jouer un homosexuel, un juif, ou même le pape, ça peut paraître provocateur. J’ai eu cette image à partir du moment où j’ai joué un rôle de colon israélien, c’est le sujet qui est différent. D’autres l’ont fait avant moi, Coluche, Desproges.
C’est le monde qui a changé, on accepte moins bien ce genre de choses aujourd’hui ?
Non. Ce n’est pas moins accepté. Dans la salle, les gens rigolent de bon coeur, mais dans ce pays, il y a deux poids, deux mesures. Comment se fait-il qu’on peut faire un sketchsur un intégriste musulman, j’en ai fait plein, mais pas sur un intégriste juif? En l’occurence, c’était un israëlien, ça n’a rien à voir avec la communauté juive de France. Moi je n’ai pas de religion, je pense que les religions sont des sectes qui ont réussi. Je reste attaché à l’universalisme, donc je pense qu’on peut rire de ce genre d’extrêmisme.
Pourtant des gens se sont sentis blessés…
Ce qui est étonnant c’est que ces mêmes gens ne soient pas gênés par le fait que Michel Leeb se gratte sous les aisselles avec l’accent camerounais en faisant le singe. Moi je ne lui ai jamais demandé de s’excuser. Lire la suite »
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Non, non, n’y voyez là aucun sentiment de délectation. Que l’on soit parisan du OUI ou du NON, le choix des Irlandais crève un abcès et met en lumière un phénomène supra-national ; le déphasage entre ce que pensent les peuples et leurs dirigeants est immense. Après la France et la Hollande en 2005, c’est maintenant l’Irlande qui rejette le projet de Constitution Européenne. A Lisbonne, les technocrates Européens ont pondu un traité “simplifié” qui n’a de simplifié que le nom ; afin de parvenir à leurs fins, la volonté populaire a été contournée dans la plupart des pays Européens. Et Bam ! Comme un grain de sable venant troubler le bon fonctionnement de la machine de deni démocratique, les 4 millions d’Irlandais, tous insolents qu’ils sont, ont stoppé net cette course folle.
Au grand dam des dirigeants européens - Sarkozy en tête, lui qui s’apprête à présider l’Union, le processus de ratification est au point mort. Mais ne nous y trompons pas ! 4 millions d’Irlandais n’ont pas parlé pour 800 Millions autres européens prétenduments “OUIistes” ; ils ont fait ce que tous les autres peuples, s’ils avaient été consultés, auraient fait. Les gens ne veulent pas de cette europe libérale et antisociale. Au-delà de la forme, forme caractérisant notamment ce traité presque incompréhensible (même pour certains parlementaires chevronnés), c’est le fond qui est réprouvé : les peuples ne veulent pas voir la souveraineté de leur nation réduite à néant au profit d’Institutions Européenes animées de tout autres intérêts. Les peuples ne veulent pas voir les prérogatives de leurs Etats se subordonner aux souhaits et directives de Bruxelles et, par la même, rejettent l’idée d’une jungle Européenne répondant aux moindres souhaits du Grand Capital !
Ceci est bien plus qu’un simple rejet. Nos dirigeants seraient bien inspirés de consulter ceux pour qui ils agissent. A l’heure où l’Europe ne rassure plus, à l’heure où l’Europe n’est plus comprise, il est temps, avant de foncer tête baissée, de réfléchir sur les bases d’une Europe respectant les peuples. Bref, le progrès mal jaugé n’est que régression, et il serait temps que ce mauvais Traité tombe aux oubliettes.
S’il faut remercier les Irlandais, c’est bien parce qu’ils permettent, enfin, de susciter le débat. L’Europe doit avancer, encore faut-il qu’elle prenne la bonne direction !
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 Trop c’est trop ! On entend parler que de ça, c’est le nouveau bouc émissaire, le responsable de tous nous maux, aussi bien économiques, politiques que culturels et civilisationels. Même au Bac, c’était le sujet…
La mondialisation culturelle qui instaure une domination culturelle n’est qu’un leurre.
Remontons un peu en arrière, la mondialisation est un phénomène millénaire : dès qu’il y a eu relation entre individus venant d’horizons différents, nous étions déjà dans un processus de mondialisation. Les grandes découvertes ont dopé le phénomène, ont créé les premières exportations de culture et ont fait le lit de la colonisation. La colonisation est l’élément de passage d’une mondialisation qui permettait les dialogues et les échanges de cultures à une domination pour motifs qualitatifs d’une civilisation sur une autre, ou d’une culture sur d’autres, jugées inférieures… et en a constitué la première dérive… Lire la suite »
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 Depuis le “Non” français et néerlandais en mai-juin 2005, les dirigeants ont peur.
Peur de l’avis du Peuple, le même qui les ont porté au pouvoir, qu’ils manipulent pour mieux assouvir leur soif de pouvoir ou tout simplement pour essayer d’arranger les choses.Les Irlandais se dirigent aux urnes, ce sont les seuls à le faire sur les 27 pays de l’Union. Le “Oui” et le “Non” sont au coude à coude et toute l’Europe frémit ce jeudi.
Et tout la nomenklatura européen d’essayer de convaincre les Irlandais de voter OUI, avec des arguments plus ou moins fumeux.
Entre Kouchner qui fait chanter les Irlandais à propos des millions d’euros d’aide qu’ils ont reçus (surtout les Irlandais) et les discours alarmistes pour pas dire apocalyptiques des journaux ou des responsables politiques irlandais qui, comme en France en 2005, annoncent qu’il n’y a pas de plan B et que l’Europe sera dans l’impasse si les Irlandais votent Non.
Alors pourquoi demander l’avis des gens sur les institutions qu’ils souhaitent, alors que les personnes élues ont la légitimité pour le faire ? Certes en Irlande, un référendum était obligatoire. Mais pourquoi sortir les pires arguments, les moins raisonnables…
Peut-être parce que le système actuel veut que la totalité des pays adopte le Traité (soit disant) simplifié de Lisbonne. Ce qui provoque l’hystérie collective de tous les dirigeants qui s’arrachent les cheveux depuis des années pour trouver la bonne formule et que notre Nain national l’a plus ou moins utilisée…
Donc au lieu de faire bloquer une (peut-être) avancée dans les rouages de l’Europe, il vaudrait mieux faire peser le pour et le contre de ce texte incompréhensible. Personnellement je ne l’ai pas étudié, mais on sent que l’Europe est en panne, que la démocratie n’est pas présente et que la bureaucratie continue à peser sur cette “chose” qu’est l’Union.
Une petite avancée pour la démocratie aurait pu être obtenue par un référendum au niveau européen, organisé le même jour ou au moins la même semaine.
Seulement nous avons aujourd’hui un pays de 3 millions d’habitants sur 400 millions d’Européens qui tient entre ses mains la fuite en avant, l’alternative, l’apocalypse ou le progrès…
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Après dix ans d’absence, les autos déclarés renégats de Rage Against The Machine (RATM, ndlr) ont investis la scène de Paris Bercy pour déverser un fleuve sonore bouleversant. On ne jugera pas ici de la prestation musicale manifestement excellente, toutefois, on peut discuter du flow investit d’une contestation et d’une rage non feinte servit par Zack De la Rocha.
En effet, alors qu’au Etats-Unis le Rock contestataire bat de son plein depuis le fameux « Rock Against Bush » animé notamment par les insatiables contestataires Anti-Flag, le Rock Français et la musique française semblent manquer de grands groupes contestataires mettant leur espace médiatique au profit d’un message politique fort. Les années 90 ont vu s’éteindre des groupes alternatifs et provocateurs comme les Berruriers Noirs ; néanmoins, ceux-ci restaient marginaux et ne pouvaient pas rivaliser avec la portée du message livré notamment par NTM, Assassins, ou encore I Am dans le monde du rap. On se souvient encore de Joey Starr braillant à tue-tête « Mais qu’est ce qu’on attend pour foutre le feu ?! », qui, au-delà de chanteur, s’était à la fois fait prophète des émeutes de 2005. Lire la suite »
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Un conseil mes amis : toujours se méfier du consensus dégoulinant de lieux communs, du discours dominant et des idées préconçues. Voilà des années que l’on nous rabat les oreilles avec le réchauffement climatique ; il est avéré, certes. La nuance, c’est que l’on attribue bien vite les causes de ce réchauffement à l’activité humaine. Or, de nombreuses études menées par des scientifiques chevronnés prouvent le contraire. La réalité, c’est que les théories fondant ce terrorisme écologique sont décrétées de manière à exclure toute tentative de débat ; une façon, pour le Nouvel Ordre Mondial, d’asseoir un peu plus son hégémonie sur les institutions politiques internationales.
Une statistique permettrait presque de démonter l’ensemble des théories avancées par ces nouveaux idéologues : les gaz à effet de serre émis par les activités humaines (gaz carbonique, méthane, ozone, protoxyde d’azote, halocarbones) sont bien sûr en augmentation constante depuis la Révolution Industrielle et le boom démographique de l’humanité. Mais leurs effets cumulés comptent pour 3 W/m2, bien loin des 155 W/m2 dus à l’effet de serre naturel. (Source : www.climat-sceptique.com).
Comme isoler des données climatiques n’a pas de sens, allons au bout de notre réflexion.
L’effet de serre est un phénomène naturel sans quoi la vie sur terre ne serait possible. Il a été démontré que des variations climatiques existent, et ce de manière cyclique. Meme si toute la communauté scientifique est en accord pour dire que le climat se réchauffe, le politiquement correct et certains lobbies puissants empêchent les sceptiques d’avancer leurs thèses, ce qui, en science, constitue un danger notoire. Par ailleurs, aucune étude scientifique objective, complète et sérieuse n’a réussi à mettre en cause l’activité humaine dans ledit réchauffement. Lire la suite »
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“De l’audace”, il croit en avoir le Delanoë. Clamer haut et fort sa sympathie pour le libéralisme, alors que l’on prétend vouloir conquérir la tête du PS, il faut en avoir des corones ! Et Lamy qui, lui, vient nous faire l’apologie du libre-échangisme, adressant par la même une pique aux politiques protectionnistes … Subversifs les nouveaux dirigeants du PS ? Assurément. Ils doivent se croire originaux ces gars-là, tout persuadés qu’ils sont que la rénovation du PS passe inéluctablement par une droitisation du parti - déjà amorcée depuis des lustres-, alors que le peuple, lui, demande clairement un virage à gauche ! Mais en réalité, ces “comings-out” n’ont rien de dissident : ils sont inscrits dans une dynamique d’ordre mondial ; nous venons d’assister au naufrage de la gauche italienne, avec un leader, Velproni, qui a trouvé judicieux de jeter le doute, en pleine campagne électorale, sur son appartenance à la gauche. En Allemagne, le SPD a préféré pactiser avec la droite, ce qui a fini par entraîner la création et la percée rapide du Linkpartei.
Eh bien oui, la réalité vraie, c’est que le Parti Socialiste tend - et ce depuis plusieurs années déjà - à devenir social-démocrate. Que dis-je social-démocrate ! Parlons désormais de social-libéralisme ! Oui, la social-démocratie est morte chers dirigeants socialistes, et depuis bien longtemps. Cela remonte à la chute du mur de Berlin, en 1989, et à l’effondrement du bloc soviétique. Depuis lors, le capitalisme a subi d’innombrables mutations : il est devenu transnational grâce à l’ouverture des frontières et la suppression des droits de douane. Le capital n’a donc plus aucune raison de chercher un compromis avec le travail puisqu’il peut délocaliser si ses souhaits ne sont pas respectés. Lire la suite »
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« [...] Le président de la République a tous les pouvoirs de la royauté : il dispose de la force armée ; il nomme aux emplois civils et militaires ; il dispense toutes les faveurs ; il a tous les moyens d’action, toutes les forces actives qu’avait le dernier roi. Mais ce que n’avait pas le roi, et qui mettra le président de la République dans une position bien autrement formidable, c’est qu’il sera l’élu du suffrage universel ; c’est qu’il aura la force immense que donnent des millions de voix. Il aura de plus, dans l’Assemblée, un parti plus ou moins considérable. Il aura donc toute le force matérielle dont disposait l’ancien roi et il aura de plus une force morale prodigieuse [...].
Je dis que le seul fait de l’élection populaire donnera au président de la République une force excessive.
[...] Un semblable pouvoir, conféré à un seul, quelque nom qu’on lui donne, roi ou président, est un pouvoir monarchique ; et celui que vous élevez est plus considérable que celui qui a été renversé.
Il est vrai que ce pouvoir, au lieu d’être héréditaire, sera temporaire et électif, mais il n’en sera que plus dangereux pour la liberté.
Êtes-vous bien sûrs que, dans cette série de personnages qui se succèderont [...] au trône de la présidence, il n’y a aura que de purs républicains empressés d’en descendre ? Êtes-vous bien sûrs qu’il ne se trouvera jamais un ambitieux tenté de s’y perpétuer ? Et si cet ambitieux est un homme qui a su se rendre populaire, si c’est un général victorieux, entouré de ce prestige de la gloire militaire auquel les Français ne savent pas résister ; si c’est le rejeton d’une des familles qui ont régné sur la France, et s’il n’a jamais renoncé expressément à ce qu’il appelle ses droits ; si le commerce languit, si le peuple souffre, s’il est dans un de ces moments de crise où la misère et la déception le livrent à ceux qui cachent, sous des promesses, des projets contre sa liberté, répondez-vous que cet ambitieux ne parviendra pas à renverser la République ? »
Bayrou avant les Présidentielles ?
Des membres du PS échaudés par le système Sarko ?
Point du tout, simplement Jules Grévy, à l’Assemblée constituante le 6 octobre 1848.
160 ans après, ce discours est d’actualité. Lire la suite »
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La société libérale dans laquelle on vit par défaut est basée sur un principe simple, qui à lui seul lui donne toute sa légitimité : c’est la liberté, ou plutôt le fait de pouvoir vivre, de pouvoir mener notre vie comme bon nous semble. Ainsi, la liberté devient en quelque sorte le fondement, le pilier, qui permet de donner à l’édifice sociétal un sens, qui permet d’avoir un repère, nécessaire à la vie en communauté. Bien entendu, cet horizon libéral, libertaire, qui laisse l’homme maître de son destin et de la manière dont il souhaite mener sa vie a amené un certain nombre de dérives, considérées naturelles, dont la plus importante, analysée pour la première fois au milieu du XIXème siècle par Alexis de Tocqueville, est sûrement l’individualisme pathologique. On a longtemps décrié cet individualisme qui prend souvent le pas sur les bienfaits communautaires tels que la convivialité ou encore la solidarité, néanmoins ici n’est pas le cœur du sujet, Marcuse restera au placard pour le moment.
Ce qui me fait monter au créneau, ce sont les évènements actuels, qui trahissent néanmoins une certain tendance qui devient de plus en plus structurelle, depuis que certains ont enfin réussi à enterrer la ferveur libertaire de Mai 68. Lire la suite »
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 Provocateur, cet oxymore ? Oui, peut-être. Symbolique de notre temps, ce paradoxe ? Oui, assurément. Ce n’est pas moi qui le dit hein, que Finkelstein est antisémite. Ce sont eux. Ses détracteurs. Lui, ce politologue, fils de juifs survivants du ghetto de Varsovie et des camps de concentration, un antisémite notoire. Tout est relatif dans la vie. Il a peut-être des penchants masochistes, le Finkelstein. Peut-être même qu’il a répudié toute sa famille. Oh le bougre ! Il a osé !
C’est durant l’été 2000, que cet universitaire juif va faire scandale en publiant The Holocaust Industry : Reflections on the Exploitation of Jewish Suffering, ouvrage dans lequel il dénonce l’instrumentalisation de la mémoire de la Shoah afin de servir des intérêts politiques (soutenir la politique israélienne), idéologiques (”ideologic weapon”) ou économiques (obtenir des réparations financières de la part de l’Allemagne et de la Suisse mais aussi de l’Autriche et la France.)
Tout le monde s’accordera à dire que parler de l’Holocauste, c’est difficile. Difficile compte tenu de l’horreur de la chose. D’autant plus difficile donc de dénoncer un système qui se sert de cette souffrance de manière on ne peut plus ignoble en sous-main. Norman Finkelstein l’a fait. Il a tout perdu. Son travail d’abord. Puis sa place sur la scène publique. Il est même interdit de séjour en Israël et de TV en France. Pourquoi ce lynchage ? N’est-il pas vrai que la Memoire de la Shoah est utilisée par certains groupuscules pour servir certains intérêts ? Ce serait mentir que de dire que la mémoire des victimes de cette entreprise de mort sans nom est blasphémée, instrumentalisée, utilisée de façon ignoble et pernicieuse ? C’est tout l’objet de la thèse de Norman Finkelstein. Se sont joints à lui des personnalités plus ou moins controversées comme Noam Chomsky, ce linguiste émerite juif américain ayant soutenu le révisionniste Faurisson au nom de la Liberté d’Expression, même s’il ne partageait pas son point de vue. Mais aussi Rony Brauman, ce médecin Français mis au ban de la communauté juive pour avoir osé attaquer la politique d’Israël ; tous, sont traités d’antisémites par leur propre communauté. Au-delà de la confusion sémantique, on peut légitimement se demander ce qui amène ces gens à les traiter de la sorte. On pourrait même aller plus loin en disant que les non-juifs se risquant à tenir pareils propos auraient déjà subi le même traitement que les Dieudonné et consorts.
Un abcès, ça se crève. Ca fait juste mal après.
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L’affaire Dieudonné n’a pas manqué de marquer les esprits ; elle a même déchaîné les passions. Inutile de revenir sur les détails de ce lynchage sans nom. Inutile aussi d’essayer de défendre celui qui, aux yeux de certains, incarne le mal et la haine absolus. Plutôt que de constituer un dossier complet et objectif qui s’avèrerait stérile, je vous propose ce document vidéo intéressant, retraçant le parcours d’un humoriste hors norme.
Cette vidéo est extraite des bonus du DVD de son spectacle, 1905, joué en Mars 2005.
L’engagement sincère - parfois maladroit - de Dieudonné, l’a mené où l’on sait. Invectivé, conspué, molesté, censuré ; mais aussi taxé d’antisémitisme… Pourquoi tout cela ?
Comment un fervent défenseur des valeurs républicaines et universalistes a-t-il pu être qualifié de la sorte ?
Edgar Morin, Jean Baudrillard, Avraham Burg etc. : des intellectuels, des hommes politiques qui ont tenu des propos encore plus virulents à l’égard de la politique d’Israël et du communautarisme juif. Certains d’entre eux ont même soutenu Dieudonné. Sont-ils antisémites ?
Malheureusement, l’antisémitisme et le racisme d’une manière générale existent, toujours ; il est juste triste de voir que certaines personnes s’épuisent à les chercher là où ils ne sont pas.
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Sartre a défini le concept de négritude inventé par feu Aimé Césaire comme « la négation de la négation de l’homme noir ». Au-delà d’un mot qui va symboliser la littérature noire en France et à travers le monde, la négritude est par essence un horizon de liberté et de reconnaissance pour un peuple si longtemps opprimé et déconsidéré. Ce mot fut pour Aimé Césaire bien plus qu’un leitmotiv comme un autre, il caractérisa le combat de sa vie, le combat de 94 années pour la reconnaissance de l’identité d’un peuple qu’il a représenté tant à travers la richesse et la beauté de sa poésie, qu’à travers la ferveur et la détermination de son engagement politique. Sortit de l’Ecole Normale Supérieure de Paris avec son ami Léopold Sédar Senghor, les deux compagnons décidèrent de se dévouer corps et âme au double combat contre le colonialisme et le racisme notamment à travers le fameux Discours sur le Colonialisme et sa désormais fameuse ouverture : « Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente ».
Son combat politique sera également vif et engagé à gauche. Sa critique du colonialisme sera aussi une critique du capitalisme de l’époque jugé essentiellement expansionniste et impérialiste. Son combat sera surtout celui d’un humaniste convaincu comme le symbolise cette phrase : « Je suis de la race de ceux qu’on opprime ». Convaincu que dans le colonialisme il y a d’abord et avant tout la négation de l’homme, sa déconsidération et son humiliation, que le colonialisme est en soi un racisme et l’expression du racisme. Son message n’était donc pas celui d’un noir tentant de défendre la cause de son peuple, il était celui d’un homme convaincu de l’égalité entre chaque homme.
Ainsi, Aimé Césaire était un Homme d’action, tant dans sa poésie que dans son poste de maire de Fort de France. « Je ne conçois pas que l’artiste puisse rester un spectateur indifférent, refusant de prendre une option.(…) Etre engagé, cela signifie, pour l’artiste, être inséré dans son contexte social, être la chair du peuple, vivre les problèmes de son pays avec intensité, et en rendre témoignage » disait-il. Il se distinguera par là de beaucoup d’intellectuels de son temps par le choix de faire vivre son engagement non seulement dans sa poésie, mais aussi par le contact, par la rapport direct humain avec son peuple. L’œuvre d’Aimé Césaire est donc aussi celle de son peuple : c’est une part de l’humanité trop longtemps négligée, trop longtemps laissée pour compte qui s’exprime avec lui : « Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont pas de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir ». L’homme touchera donc l’universel par la communion avec son peuple : « Tu vois, plus nous serons Nègres, plus nous serons des Hommes ».
Pour finir je dirai que relire Césaire prend une fois de plus tout son sens aujourd’hui ; à l’heure ou notre président embrasse Kadhafi, et à l’heure où le monde n’ose pas ouvrir plus qu’à demi les yeux sur un régime totalitaire qui s’apprête à tous nous accueillir pour ce qui doit apparaître comme une fête, les jeux Olympiques, il est temps de se demander quelle est vraiment l’attitude que nous sommes en train d’adopter inconsciemment. « On s’étonne, on s’indigne. On dit : “comme c’est curieux ! Mais, Bah ! C’est le nazisme, ça passera !” Et on attend, et on espère; et on se tait à soi-même la vérité, que c’est une barbarie, mais la barbarie suprême, celle qui couronne, celle qui résume la quotidienneté des barbaries ; que c’est du nazisme, oui, mais qu’avant d’en être la victime, on en a été le complice ; que ce nazisme-là, on l’a supporté avant de le subir, on l’a absous, on a fermé l’oeil là-dessus, on l’a légitimé, parce que, jusque-là, il ne s’était appliqué qu’à des peuples non européens ; que ce nazisme-là, on l’a cultivé, on en est responsable, et qu’il est sourd, qu’il perce, qu’il goutte, avant de l’engloutir dans ses eaux rougies de toutes les fissures de la civilisation occidentale et chrétienne. »
Aimé Césaire fait parti de ces grands hommes qui ont mis leur talent, leur corps et leur âme au service de l’humanité à la manière d’un Victor Hugo ou d’un Montaigne. Penser que ce type d’homme appartient encore au XXème doit nous pousser à en être digne et perpétuer leurs valeurs dans notre engagement. Cela doit également nous redonner espoir.
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Publié par Quentin dans Société, tags: 35 Heures
Je vous soumets l’article d’Olivier Bonnet tiré du site QuebecOgres.Info, reprenant les informations et commentaires du chroniqueur de La Matinale de Canal+, Leon Mercadet au sujet de la durée du travail en France, démontant dans le texte les critiques du gouvernement à l’égard des 35 heures, “responsables de tous nos maux”.

“La France ne travaille pas assez ! Il n’y a qu’un moyen de relancer la croissance et d’augmenter le pouvoir d’achat : travailler plus ! Par rapport à nos voisins, nous sommes le pays qui travaille le moins, il faut que ça change !”
Voilà le message dont nous rebat les oreilles avec un bel ensemble la majorité présidentielle, à commencer par Sarkozy lui-même. Or c’est grossièrement faux. Merci à Léon Mercadet, journaliste à La matinale de Canal +, d’avoir rétabli les faits dans sa chronique d’hier, titrée La France bosse fort ! Pour remettre les choses à leur place, il suffit de consulter les chiffres 2006 d’Eurostat, le très officiel Office statistique des Communautés européennes, que la chaîne à péage présente on ne peut plus clairement, reprenant un tableau paru dans l’excellente revue Alternatives économiques :
Dans l’ordre croissant en nombre d’heures travaillées par semaine, on trouve d’abord les Pays-Bas puis la Norvège, le Danemark, l’Allemagne, l’Irlande, la Suède, la Belgique, le Royaume-Uni et la Finlande. Vient ensuite la moyenne européenne, à 37,9 heures. Le premier pays à travailler plus que ladite moyenne, de justesse (38h tout rond) est la France. Viennent derrière l’Italie, la Lituanie, le Portugal, l’Espagne, l’Estonie, la Croatie, la Slovénie… Les plus gros travailleurs sont enfin les Bulgares, Lettons, Tchèques et Grecs (42,7 heures). Le tableau ci-dessus concerne la durée hebdomadaire mais on observe la même chose en se basant sur la durée annuelle, qui prend en compte vacances et jours fériés : elle est en France de 1545 heures, contre 1445 en Allemagne, 1499 au Danemark, les Pays-Bas étant le pays où l’on travaille le moins avec 1340 heures. “Il y a un truc très très frappant, observe Léon Mercadet, c’est que les pays où l’on travaille le moins sont les plus avancés, les plus performants économiquement et socialement.” “Ca alors !”, s’exclame le présentateur de l’émission, Bruce Toussaint. “A l’inverse, poursuit son chroniqueur, si on va en bas de classement, on s’aperçoit que les cancres sont (…) ceux dont le PIB par habitant est le plus faible. Tout se passe comme si plus on est un pays moderne, plus on est un pays économiquement performant, moins on travaille ! Allez savoir pourquoi, mais moins l’on travaille et plus le PIB par habitant est élevé, c’est comme ça que ça se passe en Europe. Alors quand les ministres et les porte-paroles du gouvernement nous répètent que nous ne travaillons pas assez, je me pose la question : est-ce ignorance ou est-ce mensonge délibéré ? En tout cas, c’est de l’idéologie, ce n’est pas des faits. J’ai quand même l’impression qu’on nous répète ça dans l’espoir qu’un mensonge cent fois répété devienne une vérité. Alors dans quel but cette distorsion des faits ? (…) Il y a une réponse évidente : c’est pour supprimer les 35h. Pourquoi supprimer les 35h ? Parce que c’est la durée légale. Ca veut dire quoi ? C’est le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Donc les Français travaillent déjà plus de 35h - on est à 38 - mais si on fait sauter les 35h, on n’a plus besoin de payer entre 35 et 38 au tarif des heures supplémentaires.”
C’était hier matin en clair, entre 7h 10 et 7h 20 : un grand moment de vérité à la télévision, qui laissait éclater en plein jour toute l’imposture de nos gouvernants. Mais rassurez-vous, rien ne changera et cette droite menteuse continuera inlassablement à ressasser l’ineptie que les Français ne travailleraient pas assez. Quelqu’un dans l’opposition pour lui balancer les chiffres à la face, comme Léon Mercadet ce matin-là sur Canal + ?
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