Archives pour la catégorie “Médias”


Ah! que je le hais, ce rendez-vous annuel gluant ! Je l’abhorre tout entier. Je le conchie. Ah! que je le hais, ce jour de l’an de la solidarité hypocrite !… Vous ne parviendrez pas à m’ôter de l’esprit qu’il est à nos années ce que les indulgences furent au XVIème siècle… on s’y achète une conduite, une conscience, on démontre l’envergure de notre bonté et de notre engagement, une fois par an, et comme ça, on culpabilise pas. On se sent mieux. Le Téléthon n’aide pas seulement des milliers de myopathes, il guérit des millions de donneurs fourbes, de faux-jetons minés par le remord. Celui de ne rien donner. Jamais. Alors on promet, parce qu’on est partiellement ému, et on se sent mieux. On se sent mieux… pour un an encore. Et on donne espoir à ces pauvres malades, qui chaque année, et de façon ponctuelle, et intense, et à grand renfort d’émotion, et à grands coups de mièvrerie puérile, se sentent le centre des préoccupations.

Et les peoples, eux… les peoples… ils se montrent, ils se monnaient du crédit… Ils éreintent l’indécence de leur train de vie confortable, en montrant qu’eux aussi, ils la mettent, la main à la pâte.

Tout ceci est nauséabond. Le Téléthon sonne creux. Il est un constat d’échec répugnant, le “Télé”-”Thon”, marathon télévisé de la générosité… L’hypocrisie est d’autant plus abominable quand elle est mise au service des autres. La victimisation moderne, l’élan de solidarité savamment organisé, sous couvert d’unité nationale, comme agar-agar gélatineux du vivrensemble… j’ai honte d’assister à tout ça. Et je salue, sincèrement, humblement, tous les soldats perpétuels de la solidarité qui, eux, ne donnent pas de leur personne un week-end par an.

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L’ennemi extérieur était le Barbu terroriste assoiffé de sang et de prières.Nous avons dorénavant un ennemi intérieur : le jeune (de 15 à 35 ans) qui lit L’insurrection qui vient (ed. La Fabrique) et qui fait parti d’une “mouvance d’ultra gauche”.

Le pire crime : avoir mis en retard des TGV. Ca c’est du grand terrorisme. Le pire, c’est que ce sont surtout les membres du CACA40 qui s’inquiètent :

le responsable de la sécurité d’une grande chaîne hôtelière demande si, “par rapport au petit groupe qui a cherché des noises à la SNCF”, les entreprises ont “matière à s’inquiéter”. Dans cet entre soi, où sont réunis, à Paris, ce 26 novembre, des patrons du CAC 40 membres du club des directeurs de la sécurité des entreprises (CDSE), on se parle en confiance. “Oui, il y a une crainte, répond à la tribune Gilles Gray, sous-directeur de la protection économique à la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) en évoquant “une philosophie qui se développe en Europe”. (Le Monde)

Stratégie pour créer la peur après l’essouflement de l’islamisme barbare qui entre en guerre sontre l’infidèle de chrétien occidental, l’anarchiste autonome est une pure invention de notre chère ministre de l’Intérieur (de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales, faut pas l’oublier). La DCRI, les renseignements intérieurs, ont pondu une étude : “Du conflit anti-CPE à la constitution d’un réseau préterroriste : regards sur l’ultragauche française et européenne”. Tout est dit.

Tout remonterait du CPE, de ces bandes d’anarchistes encagoulés et tout de noir vêtus qui saccageraient tout pour assoir leur soif de révolution. Une structure super-organisée qui pourrait perturber le système et le basculer tout en chantant “Mort aux vaches, morts aux condés” ? Et bien sûr tout cela étendu au niveau européen. Merci Michèle, tu nous sauves du nouveau péril noir, qui refait surface après les vilains attentats des années 1900…

Populaces, ayez peur de cette bande organisée classée aux côtés des islamistes, des Corses et des Basques !
Ayez peur de ces 300 individus qui vont tout détruire sur leur passage, ralentir des TGV, casser des panneaux publicitaires, brûler des poubelles et foutre le bordel dans les rues après quelques bières !
Ayez peur, consommez pour vous rassurer, la police rafle dans les écoles pour 2 bouts de shit, consolez vous, le plan de relance va nous sauver !!!

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Il meurt, le PS. Doucement. Mais il meurt. Ca fait vingt cinq ans qu’il est malade : en Mars 83, la situation économique française est préoccupante. Mitterrand, inquiet, prend conseil auprès de Laurent Fabius. C’est le tournant de la rigueur ; le début de l’antiracisme délirant, manœuvre purement politique destinée à discréditer la droite ; la toute fin du militantisme et de la social démocratie, avant l’heure… Oui, l’heure ! Celle de la chute du mur de Berlin. Depuis ce jour de 1989, le Capital n’a plus aucun compromis à passer avec le travail. Il délocalise à l’envi lorsque ses souhaits ne sont pas exaucés. La social-démocratie Européenne, toujours citée en exemple, est morte ce jour-là. Le pauvre PS ne peut même plus s’y accrocher.

Puis ce sont les deux revers consécutifs essuyés par Jospin, aux présidentielles. Le PS devient un parti local, à défaut de briller sur le plan national. On a coutume de dire que le grand drame de la droite française, c’est qu’elle n’a pas d’idées. Oui. Mais au moins, elle, elle a pas de problèmes pour s’unir. Le PS, lui, il en a des idées. Oh oui qu’il en a !… Trop, peut-être. Empoisonné par des querelles internes - plus de personnes que d’idées, il faut le dire ! -, il ne parviendra jamais à se ranger derrière un leader fédérateur. C’est ça, son grand drame, au PS.

Le récent Congrès de Reims nous démontre aujourd’hui l’ampleur des dégâts. Alors qu’il était question de réorienter la ligne du parti, de le restructurer, de lui trouver un chef une bonne fois pour toute, on prend aujourd’hui la mesure du malaise. Le marasme est profond, et gare à qui essaie de s’empêtrer dans ses affaires sordides, au PS !

C’en était trop pour Mélenchon. “Ca suffit comme ça !”, comme il dit. C’est les traces d’Oskar Lafontaine qu’il voulait suivre. Créer son Die Linke à la française ! Renouer avec les vraies valeurs de la Gauche ! Pourfendre le libre-échangisme ! Mais il est parti trop tard. Beaucoup trop tard. C’est après le référendum de 2005 qu’il fallait filer. Pas de chance.

Il meurt, le PS. Il est puant, déliquescent. Qui peut-faire confiance à une parti qui ne sait même pas où il va ? Il est condamné. Pour de bon. Il meurt, le PS. A feu doux. Il souffre. Les autres le regardent, pleurent, rient ; Besancenot et Bayrou peuvent aujourd’hui sentir bien fort les miasmes de ce parti qui n’en est plus un. L’aubaine.

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Je vous fais part d’une interview de Dieudonné parue dans le canard Lyon Capitale.

Dieudonné s’était vu dés-invité par surprise à l’émission Tous Azimuts sur TLM. Un mois plus tard Lyon TV lui consacre une émission. À cette occasion, Lyon Capitale lui donne la parole. Rencontre.

Lyon Capitale : Pourquoi êtes-vous devenu humoriste ?
Dieudonné :
J’ai toujours eu un doute sur les gens sérieux, le rire pour moi, c’est carrément devenu une religion. Je prends l’humour très au sérieux. On peut prendre le monde au sérieux, ou bien se dire que ce n’est qu’une grande plaisanterie. Les philosophes ont un raisonnement sérieux, les poètes, romantique, les politiques et les juges ont l’impression que leur parole est importante. Je n’ai pas l’impression que ma parole soit importante, mais elle est drôle.

Est-ce que vous vous ressentez comme un provocateur ?
Je ne pense pas être plus provocateur que les autres, jouer un homosexuel, un juif,  ou même le pape, ça peut paraître provocateur. J’ai eu cette image à partir du moment où j’ai joué un rôle de colon israélien, c’est le sujet qui est différent. D’autres l’ont fait avant moi, Coluche, Desproges.

C’est le monde qui a changé, on accepte moins bien ce genre de choses aujourd’hui ?
Non. Ce n’est pas moins accepté. Dans la salle, les gens rigolent de bon coeur, mais dans ce pays, il y a deux poids, deux mesures. Comment se fait-il qu’on peut faire un sketchsur un intégriste musulman, j’en ai fait plein, mais pas sur un intégriste juif? En l’occurence, c’était un israëlien, ça n’a rien à voir avec la communauté juive de France. Moi je n’ai pas de religion, je pense que les religions sont des sectes qui ont réussi. Je reste attaché à l’universalisme, donc je pense qu’on peut rire de ce genre d’extrêmisme.

Pourtant des gens se sont sentis blessés…
Ce qui est étonnant c’est que ces mêmes gens ne soient pas gênés par le fait que  Michel Leeb se gratte sous les aisselles avec l’accent camerounais en faisant le singe. Moi je ne lui ai jamais demandé de s’excuser. Lire la suite »

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Depuis le “Non” français et néerlandais en mai-juin 2005, les dirigeants ont peur.
Peur de l’avis du Peuple, le même qui les ont porté au pouvoir, qu’ils manipulent pour mieux assouvir leur soif de pouvoir ou tout simplement pour essayer d’arranger les choses.Les Irlandais se dirigent aux urnes, ce sont les seuls à le faire sur les 27 pays de l’Union. Le “Oui” et le “Non” sont au coude à coude et toute l’Europe frémit ce jeudi.

Et tout la nomenklatura européen d’essayer de convaincre les Irlandais de voter OUI, avec des arguments plus ou moins fumeux.
Entre Kouchner qui fait chanter les Irlandais à propos des millions d’euros d’aide qu’ils ont reçus (surtout les Irlandais) et les discours alarmistes pour pas dire apocalyptiques des journaux ou des responsables politiques irlandais qui, comme en France en 2005, annoncent qu’il n’y a pas de plan B et que l’Europe sera dans l’impasse si les Irlandais votent Non.
Alors pourquoi demander l’avis des gens sur les institutions qu’ils souhaitent, alors que les personnes élues ont la légitimité pour le faire ? Certes en Irlande, un référendum était obligatoire. Mais pourquoi sortir les pires arguments, les moins raisonnables…

Peut-être parce que le système actuel veut que la totalité des pays adopte le Traité (soit disant) simplifié de Lisbonne. Ce qui provoque l’hystérie collective de tous les dirigeants qui s’arrachent les cheveux depuis des années pour trouver la bonne formule et que notre Nain national l’a plus ou moins utilisée…

Donc au lieu de faire bloquer une (peut-être) avancée dans les rouages de l’Europe, il vaudrait mieux faire peser le pour et le contre de ce texte incompréhensible. Personnellement je ne l’ai pas étudié, mais on sent que l’Europe est en panne, que la démocratie n’est pas présente et que la bureaucratie continue à peser sur cette “chose” qu’est l’Union.

Une petite avancée pour la démocratie aurait pu être obtenue par un référendum au niveau européen, organisé le même jour ou au moins la même semaine.
Seulement nous avons aujourd’hui un pays de 3 millions d’habitants sur 400 millions d’Européens qui tient entre ses mains la fuite en avant, l’alternative, l’apocalypse ou le progrès…

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L’affaire Dieudonné n’a pas manqué de marquer les esprits ; elle a même déchaîné les passions. Inutile de revenir sur les détails de ce lynchage sans nom. Inutile aussi d’essayer de défendre celui qui, aux yeux de certains, incarne le mal et la haine absolus. Plutôt que de constituer un dossier complet et objectif qui s’avèrerait stérile, je vous propose ce document vidéo intéressant, retraçant le parcours d’un humoriste hors norme.
Cette vidéo est extraite des bonus du DVD de son spectacle, 1905, joué en Mars 2005.
L’engagement sincère - parfois maladroit - de Dieudonné, l’a mené où l’on sait. Invectivé, conspué, molesté, censuré ; mais aussi taxé d’antisémitisme… Pourquoi tout cela ?
Comment un fervent défenseur des valeurs républicaines et universalistes a-t-il pu être qualifié de la sorte ?

Edgar Morin, Jean Baudrillard, Avraham Burg etc. : des intellectuels, des hommes politiques qui ont tenu des propos encore plus virulents à l’égard de la politique d’Israël et du communautarisme juif. Certains d’entre eux ont même soutenu Dieudonné. Sont-ils antisémites ?

Malheureusement, l’antisémitisme et le racisme d’une manière générale existent, toujours ; il est juste triste de voir que certaines personnes s’épuisent à les chercher là où ils ne sont pas.

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On sentait comme un ton de satisfaction à la lecture des lignes de cet édito, en une du Figaro. Un air de dire : “vous voyez que ça marche les heures supplémentaires”. Des chiffres adressés comme un pied-de-nez à tous les détracteurs de ce système cher à Mr. Sarkozy. Et pour cause… dans son dernier rapport, l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale signale une nette augmentation de l’utilisation de ce système de défiscalisation des heures supplémentaires par les entreprises : en mars 2008, 59% des sociétés de plus de 10 salariés ont déclaré utiliser ce système, contre 38% en octobre 2007.

Oui mais voilà, Didier Migaud, président PS de la commission des finances de l’Assemblée a fait remarquer que même si les entreprises étaient 20% de plus à déclarer des heures sup’ défiscalisées qu’en Décembre, le nombre d’heures supplémentaires déclarées à lui, baissé de 10% (156 millions d’heures pour Mars 2008, alors qu’elle étaient de 165 millions en Décembre 2007.)
Pour faire simple : 20% d’entreprises en plus ont déclaré 10% d’heures supplémentaires défiscalisées en moins. On fait un peu ce qu’on veut des chiffres dont on dispose, n’est-ce pas Mr. Gaëtan de Capelle ?

On oppose souvent en journalisme, l’école subjective à celle objective. Mais au-délà de ces considérations, peut-on autoriser un journaliste à manipuler des chiffres pour arranger une réalité qu’il ne trouve pas à sa convenance ?

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