Archives pour la catégorie “Politique”
  Mardi 20 Janvier, 18 heures. Barack Obama devient Président des Etats-Unis, acclamé par une foule en délire, adulé par tout le monde occidental…
… Ou presque. Parce qu’aujourd’hui certaines personnes disposent encore d’assez de jugeote pour ne pas le considérer comme une réincarnation du Christ, de Bouddha ou de ce que vous voulez, mais comme un simple être humain qui agit avant tout selon ses intérêts, comme le fait tout politicien, d’ailleurs.
Que l’on soit d’accord (ou pas, c’est aussi ça la liberté d’expression !) : entre Obama et McCain, je considère que l’Amérique a fait le bon choix. Je pense que le caractère historique de cette élection a assez été souligné : place aux preuves maintenant. Qu’on arrête de l’admirer parce qu’il est noir, mais par ce qu’il fait. Ce sont des mots simples, de bon sens, que beaucoup ne manqueront pas de considérer comme étant inutiles : que nenni ! Preuve en est ce correspondant à Washington, qui affirmait aujourd’hui que, je cite, “Les américains se sont rendus compte hier qu’Obama n”est qu’un être humain : il a bafouillé deux fois pendant son discours“. Diantre ! Quelle déception.
En clair, cet article entend “remettre les pendules à leur place”, comme dirait l’autre :
- Obama n’est pas représentatif de la communauté noire-américaine, étant originaire du Kenya : encore une hypocrisie occidentale de considérer que tous les noirs sont à mettre dans le même sac. Certains de nos clercs feraient mieux de se rendre compte des terribles echauffourées existant entre les tribus africaines, ce qui leur permettrait peut-être de reconsidérer leur point de vue de “fraternité noire”, qui n’existe pas plus que la “fraternité blanche” ou la “fraternité arabo-musulmane”.
- Obama n’est pas noir. (”Noir-noir ? Ou noir-un peu blanc ?“)
- Obama prévoit de retirer ses troupes d’Irak (question de survie plus que d’humanisme, d’ailleurs), mais n’a jamais mis de côté l’idée d’attaquer l’Iran, bien au contraire (malgré le silence des médias français à cette époque, le combat entre Mc Cain et le nouveau président s’est énormément basé sur le jeu du “C’est-moi-le-plus-virulent-contre-l’Iran”).
- L’Obamania bénéficiait au principal intéressé durant la campagne : c’est maintenant un piège qui se referme sur lui : au premier dérapage, à la première incartade, il perdra cette aura mystique censée l’accompagner du matin au soir (même la nuit, paraît-il), et le “Yes, we can” aura vite fait de se transformer en “I’m sorry not being a god”.
- Le dernier point, je vous le donne en mille : Obama a été élu par les américains, pour les américains ! Etonnant, non ? Il n’y a donc objectivement nul besoin pour qu’il déchaîne autant de passions ni dans notre continent, ni dans notre pays.
On va me reprocher d’être ethno-centriste. Une fois encore, je m’inscris en faux : je me contente d’affirmer qu’une fois l’aspect historique (et anti-républicain si on insiste trop dessus, relisez-donc l’article de Quentin sur SOS Racisme et l’exaltation des racines) dépassé, c’est chacun pour soi et Dieu pour tous, comme au bon vieux temps. A bon entendeur…
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Des lycées bloqués, une colère qui ne s’est jamais levée aussi rapidement, des incendies, des manifestations plus ou moins calmes, un ministre qui récule…
Le mouvement actuellement s’essouffle, vacances de Noël passées et réforme reportée.
Mais quelle réforme ? Car le seul document qui tienne la route est un article du Journal du Dimanche, une interview de ce cher M. Darcos qui est prompt à réformer à tout va comme le supérieur de son supérieur invisible. Sur fond d’émeutes grecques et d’inflammation contagieuse des lycées de l’Ouest et du Sud, le ministre a préféré mettre sour perfusion sa “réforme” pour un an.
Cette chère réforme, mot qu’on entend 30 fois par jour, qui de la bouche de Darcos donnait ceci :
- Même nombre d’heures : 30h30
- 21h30 de tronc commun
- 1h30 de SES dans le tronc commun
- 6h de modules d’approfondissement (humanités, sciences, science de la société, technologie)
- 3h d’accompagnement personnalisé
- 2 semestres avec une semaine de bilan
En ce qui concerne les RASED (Réseau d’aide spécialisée) : les 8 000 RASED seront implantés là où il y a des besoins (zone rural et ZEP) et un “plan national de formation des enseignants au traitement de la difficulté scolaire” pour former 40 000 profs “pour mieux répondre à la difficulté scolaire”.
Sur le papier pas si méchante, même si on ne sait pas ce que deviennent les sciences dites dures et l’EPS. La communication du ministre étant assez flou et bricolée, les budgets fondant comme neige au soleil et l’ignorance des aspirations du monde enseignant et des élèves ont donné naissance à une méfiance que n’avait pas besoin M’sieur Darcos…
Se battre contre des annonces étaient faisables, mais contre du vent, c’est plus possible, d’où un mouvement qui tire la langue et prend espoir lors de la manifestation nationale du 29 janvier. En attendant, les organisateurs du mouvement proposent, contrairement à ce qui est crié un peu de partout. La Coordination lycéenne de Marseille demande par exemple à une baisse des effectifs dans les classes par la suspension des suppressions de postes, la création d’un comité de pilotage pour récolter les propositions dans des Cahiers de Doléances et des Devoirs Surveillés de 4h par semaine comme préparation pour le Bac.
Reste à savoir comment tous les protagonistes réagiront de part et d’autres, avec d’une part un gouvernement d’agités qui communiquent plus que ce qu’ils réfléchissent et des mambres de l’éducation qui oscille entre l’immobilisme et le volontarisme.
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Gaza sous les bombes. Civils tués. Enfants mutilés, massacrés. Désireux d’obtenir tout en image, des millions de gens se ruent sur leur télévision pour découvrir avec effroi ces images de familles brisées par la mort. Et de regretter, après coup, d’avoir allumé le poste.
Il n’y a rien de pire que d’être mis aussi brusquement, aussi simplement, en face de la réalité. Balayées, les innombrables commisérations pleurnichardes pour le drame de la Shoah. On s’indigne désormais devant la découverte d’un état de fait : les victimes d’hier sont les meurtriers d’aujourd’hui. Désormais, quel sioniste pourra s’inviter sur un plateau télé et réciter un monologue sur le traumatisme que représente le génocide ? A qui arrivera-t-on encore à arracher des larmes pour les juifs, pourtant véritables martyrs, morts entre 41 et 45 ?
Imaginez que vous soyez né dans un lieu délimité par des barrières infranchissables, duquel vous n’avez jamais pu vous extirper. Imaginez que chacune de vos sorties apporte son lot de militaires, de menaces, de mépris. Maintenant, imaginez que vous avez 60 ans. Vous n’aurez qu’un millième de l’idée de ce que représente le drame de Gaza.
On en entend, pourtant, des sionistes, à la radio par exemple. Il faut bien dire qu’ils ont trouvé un argument de poids, un argument-massue, un argument censé couper la chique à tout rhéteur : “Mais, enfin, c’est beaucoup plus compliqué ! Vous n’avez aucune notion de géopolitique !”. Or il n’est nul besoin d’être un spécialiste pour constater la bêtise extrême des sionistes, leur racisme, leur constante invocation d’une persécution désormais inexistante (n’oublions pas que les Etats-Unis sont gouvernés par Israel, et que la moindre allusion aux travers juifs vaut à la personne qui en est à l’origine d’être jetée dans le panier confus des “antisémites avérés”).
On a tendance, en France, à considérer le moindre petit évènement comme historique, de la création inutile et malhonnête de SOS Racisme jusqu’à la manifestation ridicule de lycéens contre une loi qu’ils ne comprennent pas dans leur immense majorité. Cela-dit, nous pouvons être sur en ce moment même que nous vivons l’Histoire. Et peut-être pouvons-nous espérer que Décembre 2008 sera désormais mentionné comme la grande désillusion face au sionisme, comme la date de départ d’une nouvelle ère : celle où les langues se délient. Enfin.
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Publié par Seb dans Médias, Politique, Polémique, Société, tags: anarchistes, Gauche, insécurité, sécurité, terrorisme, tgv, ultra
L’ennemi extérieur était le Barbu terroriste assoiffé de sang et de prières.Nous avons dorénavant un ennemi intérieur : le jeune (de 15 à 35 ans) qui lit L’insurrection qui vient (ed. La Fabrique) et qui fait parti d’une “mouvance d’ultra gauche”.
Le pire crime : avoir mis en retard des TGV. Ca c’est du grand terrorisme. Le pire, c’est que ce sont surtout les membres du CACA40 qui s’inquiètent :
le responsable de la sécurité d’une grande chaîne hôtelière demande si, “par rapport au petit groupe qui a cherché des noises à la SNCF”, les entreprises ont “matière à s’inquiéter”. Dans cet entre soi, où sont réunis, à Paris, ce 26 novembre, des patrons du CAC 40 membres du club des directeurs de la sécurité des entreprises (CDSE), on se parle en confiance. “Oui, il y a une crainte, répond à la tribune Gilles Gray, sous-directeur de la protection économique à la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) en évoquant “une philosophie qui se développe en Europe”. (Le Monde)
Stratégie pour créer la peur après l’essouflement de l’islamisme barbare qui entre en guerre sontre l’infidèle de chrétien occidental, l’anarchiste autonome est une pure invention de notre chère ministre de l’Intérieur (de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales, faut pas l’oublier). La DCRI, les renseignements intérieurs, ont pondu une étude : “Du conflit anti-CPE à la constitution d’un réseau préterroriste : regards sur l’ultragauche française et européenne”. Tout est dit.
Tout remonterait du CPE, de ces bandes d’anarchistes encagoulés et tout de noir vêtus qui saccageraient tout pour assoir leur soif de révolution. Une structure super-organisée qui pourrait perturber le système et le basculer tout en chantant “Mort aux vaches, morts aux condés” ? Et bien sûr tout cela étendu au niveau européen. Merci Michèle, tu nous sauves du nouveau péril noir, qui refait surface après les vilains attentats des années 1900…
Populaces, ayez peur de cette bande organisée classée aux côtés des islamistes, des Corses et des Basques !
Ayez peur de ces 300 individus qui vont tout détruire sur leur passage, ralentir des TGV, casser des panneaux publicitaires, brûler des poubelles et foutre le bordel dans les rues après quelques bières !
Ayez peur, consommez pour vous rassurer, la police rafle dans les écoles pour 2 bouts de shit, consolez vous, le plan de relance va nous sauver !!!
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Il meurt, le PS. Doucement. Mais il meurt. Ca fait vingt cinq ans qu’il est malade : en Mars 83, la situation économique française est préoccupante. Mitterrand, inquiet, prend conseil auprès de Laurent Fabius. C’est le tournant de la rigueur ; le début de l’antiracisme délirant, manœuvre purement politique destinée à discréditer la droite ; la toute fin du militantisme et de la social démocratie, avant l’heure… Oui, l’heure ! Celle de la chute du mur de Berlin. Depuis ce jour de 1989, le Capital n’a plus aucun compromis à passer avec le travail. Il délocalise à l’envi lorsque ses souhaits ne sont pas exaucés. La social-démocratie Européenne, toujours citée en exemple, est morte ce jour-là. Le pauvre PS ne peut même plus s’y accrocher.
Puis ce sont les deux revers consécutifs essuyés par Jospin, aux présidentielles. Le PS devient un parti local, à défaut de briller sur le plan national. On a coutume de dire que le grand drame de la droite française, c’est qu’elle n’a pas d’idées. Oui. Mais au moins, elle, elle a pas de problèmes pour s’unir. Le PS, lui, il en a des idées. Oh oui qu’il en a !… Trop, peut-être. Empoisonné par des querelles internes - plus de personnes que d’idées, il faut le dire ! -, il ne parviendra jamais à se ranger derrière un leader fédérateur. C’est ça, son grand drame, au PS.
Le récent Congrès de Reims nous démontre aujourd’hui l’ampleur des dégâts. Alors qu’il était question de réorienter la ligne du parti, de le restructurer, de lui trouver un chef une bonne fois pour toute, on prend aujourd’hui la mesure du malaise. Le marasme est profond, et gare à qui essaie de s’empêtrer dans ses affaires sordides, au PS !
C’en était trop pour Mélenchon. “Ca suffit comme ça !”, comme il dit. C’est les traces d’Oskar Lafontaine qu’il voulait suivre. Créer son Die Linke à la française ! Renouer avec les vraies valeurs de la Gauche ! Pourfendre le libre-échangisme ! Mais il est parti trop tard. Beaucoup trop tard. C’est après le référendum de 2005 qu’il fallait filer. Pas de chance.
Il meurt, le PS. Il est puant, déliquescent. Qui peut-faire confiance à une parti qui ne sait même pas où il va ? Il est condamné. Pour de bon. Il meurt, le PS. A feu doux. Il souffre. Les autres le regardent, pleurent, rient ; Besancenot et Bayrou peuvent aujourd’hui sentir bien fort les miasmes de ce parti qui n’en est plus un. L’aubaine.
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Aaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! On ne pourra pas dire qu’on ne l’a pas attendu avec impatience celui là. Pas que je déteste complètement Hollande, je pense juste qu’il était au mauvais endroit au mauvais moment. Depuis la fin de l’ère Mitterrand, la Gauche manque d’un réel leader, d’un homme charismatique capable d’emmener un parti bordélique, incapable de se réunir autour d’une ligne politique. On nous tanne depuis trop longtemps à nous dire que le PS n’a pas d’idées, n’a pas de programme etc… le PS en a, il lui manque simplement un homme capable de s’imposer, d’incarner une synthèse cohérente des divergences d’un parti née sur la différence.
Bref, on l’a tellement attendu que vraisemblablement on sera déçus du résultat. Royal part franchement en tête et c’est bien dommage. La ligne qu’elle incarne (le vote des motions l’a prouvé) est sans aucun doute majoritaire au PS… à savoir une ligne plus tournée vers le centre, favorable à une alliance avec le MoDem quitte à tourner le dos à une extrême gauche qui semble remplir de plus en plus ses rangs. On pensait pourtant que la crise serait favorable à une réorientation massive du PS à gauche, on a vu le bon score de la motion Hamon, mais 19% çà reste vraiment peu quand on voit qu’il est presque le seul à monter sans relâche au créneau pour proposer une dénonciation cohérente ainsi que des propositions interessantes… Bah oui, il incarne ce qu’on appel bêtement la gauche décomplexée, disons simplement la Gauche, une gauche qui s’implique et qui prend part de vive voix au débat, favorable à un vraie régulation du marché, qui s’indigne d’une répartition des richesses de plus en plus favorable au capital. Une gauche qui a encore le courage de ses choix politiques et qui a le sens de l’histoire. Car aujourd’hui, plus que jamais, le sens de l’histoire du socialisme en France plus que partout ailleurs est de proposer une VRAIE alternative à la situation actuelle et non plus des éternelles rustines. Ce qui est en cause, c’est bien sûr une politique désastreuse, mais au-delà, c’est un modèle sociétal et économique. Pas que ce soit une découverte, mais que les occasions sont rares où son inefficacité et sa propension à générer des inégalités nous sautent aux yeux de façon aussi éclatante, et à ceux du monde.
J’écoute, j’écoute les interviews de Delanoë ou de Royal, promis… mais j’entends rien, à peine des demis mots, ils ne s’engagent dans rien, bredouillent, blablatent de peur qu’on leur tienne rigueur d’avoir une vraie opinion sur un vrai sujet ! C’est pourquoi j’ai peur, j’ai peur qu’une fois à la tête du parti ce soit la même chose. J’ai peur que celui qui devra être la voix d’un parti centenaire reste muet devant tout l’intolérable de la situation actuelle et qu’il incarne un parti de centre-gauche molasson alors que la solution semble être dans le dynamisme et l’audace !
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Fin d’un cycle ou fin du système lui-même ?
Nous le verrons plus tard. Mais ce qui est sûr c’est que des choses vont changer. Pour pas mal de temps.
L’American Way of Life n’est plus. CONSOMMER n’est plus le mot magique. Les Etats-Unis ont toujours redémarré leur économie grâce au crédit. Mais c’est celui là même qui les a plongés dans la crise. Nous avec…
Avec 0,4% de taux d’épargne (contre 15% en France par ex.), il n’y a plus de marge de manoeuvre. Ils ne pourront plus acheter leur petite petite maison en carton, leur grosse voiture, bouffer pour 8 ou jouer les casino à Noël, le monde n’acceptera plus de jouer les maisons de crédit.
Surtout que le Reste n’est plus en mesure de le faire. On croyait la Chine, l’Inde ou la Russie prendre la relève et affirmer leur indépendance de l’Occident impérialiste, il n’en est rien. Rien qu’à voir que l’économie russe reposait sur le pétrole et les capitaux étrangers, le premier voit son prix divisé par 2 en trois mois et les seconds fuient à grande vitesse pour les convertir en monnaie toute liquide.
25 000 milliards de dollars se sont volatilisés. Du vent créé par du vent parti en vent.
Crise des subprimes ? Non bien sûr, crise du néolibéralisme et du capitalisme qui va avec. La superpuissance AMERICA avait bien des pieds d’argile. Cela depuis 30 ans lors du big bang de la dérégulation. Produire à bas-coût en Asie, utiliser les fonds destinés à l’investissement pour nourrir l’actionnaire, consommer à crédit, faute de revenus décents. Rajouter à cela le dollar comme monnaie mondiale. Tour le monde en possède, mais personne peut s’en débarrasser. Un hold-up bien organisé. Hold-up qui a abouti à un déséquilibre indomptable.
Et paf ! Voilà la fin de leur monde.
Mais vers où allons nous ?
Pour certains nous avons quelques mois pour décider de ce que chaque individu désire comme manière de vivre. Tous les choix sont possibles. Les rênes sont lâchés, les décideurs ont quitté le navire. Ils sont peut-être trop optimiste. Le pouvoir garde le contrôle par son canal médiatique. Et la population elle-même ne veut pas être libérée. Libre veut dire seul. Et dans le brouillard.
Mais sans boussole ni radar, on risque de se perdre dans les méandres ou pire, se fracasser contre les rochers.
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Pour être honnête, toute cette histoire me fait quand même légèrement sourire. J’entendais de plus en plus ces dernières année qu’on avait plus le choix, qu’être socialiste c’était dépassé… qu’en somme le marché nous mangerait tous un jour ou l’autre, que c’était comme ça et que tout ces gauchistes qui sont pas contents, ils peuvent bien aller se faire voir. Beaucoup commençaient à se dire sociaux-libéraux plus que sociaux-démocrates (et je tiens à la nuance) ; le PS a signé une déclaration de principe commentée comme « acceptant ENFIN l’économie de marché »… l’idéologie dogmatique libérale prônant à tue-tête que l’on doit croire en l’autorégulation du marché semblait avoir vaincu… Milton Friedman et l’Ecole de Chicago avaient raison, depuis le temps qu’ils attendaient ça les bougres, on leur donnait des prix Nobel sans arrêt (pas moins de 3 dans les années 90 – GS.Becker 92, R.Coase 91, R.E Lucas 95) !
Belle époque n’est-ce pas ? Dans le même temps, le lobby pharmaceutique continuait de refuser de baisser les prix des médicaments pour les pays pauvres, ce qui continuait à faire mourir des millions d’enfants. What a wonderful world.
Et voilà, on en est là, l’économie s’effondre, les banquiers et autres traders mouillent leur pantalon, les politiques ne savent pas quoi faire bien que TOUS, de droite, de gauche, du centre –parfois même de nulle part- nous sortent un par un qu’ils l’avaient prévu, bien entendu ! Que c’était complètement insensé de laisser le capitalisme se développer sans contrôle, etc, etc… Du coup, les mesures s’enchaînent, les milliards volent et le pauvre Martin Hirsh a le doux sentiment d’avoir été pris pour un con. C’est qu’il s’est battu corps et âmes pendant des mois pour obtenir les fonds nécessaires au financement du RSA et n’a obtenu qu’un milliard et demi alors qu’il en demandait trois… et là il assiste tout penaud au rachat par l’état de DAXXA, décidé en une seule nuit, pour un montant de plus d’un milliard d’euros… Enfin je dis Martin Hirsh mais il n’est pas seul, quand on voit le financement du Plan Paulson (700 milliard) uniquement à la charge du contribuable, on a de quoi rire.
Je ne vais pas jouer à mon tour les clairvoyants capable de vous dire ce qui ressortira de cette crise (si tout jamais on en sort) ; toutefois espérons qu’elle mette fin à la domination intellectuelle de l’idéologie (ou plutôt de l’anti-idéologie) néo-libérale et que cela laisse le champ libre à une nouvelle réflexion politique, économique et sociale. Quoi qu’il en soit, les années à venir risquent d’être difficiles… mais passionnantes.
To be continued ?
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Amis bouclés, frisés, crépus ; grandes brunes ténébreuses aux cheveux qui ondulent, petits blonds rabougris à la tignasse calamistrée ; bref, amis crêpés de France et de Navarre, vous n’êtes pas ridicules ! Ou peut-être que vous l’êtes, mais sans doute moins que Ségolène qui, elle, est sans doute moins frisée que vous. Je voulais seulement parler du ce jovial rassemblement saumâtre et sirupeux dont notre Ségolène - aussi peu Ségolène qu’elle fût, je parle, bien entendu, d’un point de vue strictement capillaire et nullement factuel -, nous a gratifié.
C’était le 27 septembre. Ségolène Royal, au Zénith de Paris, avec le révolver du colonel Moutarde… Euh ! Sa petite tunique bleue et sa toute nouvelle permanente, je veux dire ! Cocasse ! Comique ! Grotesque ; ubuesque même ! Très couillu, en somme. Spectaculaire. Elle avait l’air en forme, Bécassine, dans sa petite tunique bleue… La scène, vaste, vide et sans pupitre, éclairée d’un bleu nous semblant à la fois abyssal et creux, comme pour un concert de Lorie ; logo mielleux de circonstance, projeté sur un rideau - assorti, par ailleurs, avec la chromatique du nouveau couturier de la Charentaise. (Sinon, il est de quelle couleur son frigidaire, hein ? On se le demande bien !). “La Fraternité à son Zénith”, qu’il y est écrit. Même le MRAP n’aurait pas fait mieux. On vole haut dans la formule. On atteint des sommets lyriques ! Vous les voyez, ces petits bonshommes de toutes les couleurs, qui se tiennent la main, et qui font une ronde, ensemble, comme des frères ! (Et des sœurs ! Au cas où Despentes passerait par-là, on sait jamais !) C’est tellement beau et allégorique. Ca pourrait au moins faire chialer du routier au 20 heures ! Elle en a bien du courage, Marie Ségolène… LA victime, choisie d’entre tous. Fallait qu’elle fasse peau neuve, qu’elle “rénove son image”, qu’elle ravale la façade, qu’elle séduise les cuistres et les rombières, qu’elle rassemble autour d’elle (tiens, les petits bonshommes qui font la ronde, c’était pas innocent !)
Tout ça pour dire, pardonnez-là. Faites preuve d’indulgence. De tolérance. D’ouverture (d’esprit !). On le sait, qu’elle la veut, la tête du PS. Avec Collomb en tout cas. Laissez-la “FRA-TER-NI-SER”, dandiner son fion, agiter ses anglaises et conquérir le PS ! Il vaut au moins ça, le PS. Ou plutôt il vaut que ça.
Ca sent le mort. Le macchabée qui putréfie, la relique qui pourrit ! Un “cadavre à la renverse” , qu’il disait, l’autre ! Ca sent même pas les vieilles pages poussiéreuses des vieux livres de Mamie, on subodore la hâve odeur du stérile ! Bref, ça cogne dur la jactance. Bayrou est le thanatopracteur !
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Cette histoire de crise est marrante. Quand il y a croissance, on peine à trouver un boulot, à combler des déficits et améliorer la vie des gens. Quand il y a crise, ce sont ces gens justement qui morflent le plus.
Et plusieurs fois.
Prenez un ménage étasunien sans trop de revenus qui ont acheté leur maison avec un “subprime”. Ils se sont vus perdre leur habitation et peut-être tous leurs biens, voir leur banque faire faillite, perdre leur boulot. Rien que ça…
Pour les classes moyennes, guère mieux. Outre la fin de l’American Dream et de la consommation à crédit, qui doit être un choc, elles voient leurs impôts utilisés à fonds perdus et connaître peut-être le même sort que le gars d’en bas, plus de banque et plus de boulot.
Reste le boursicouteur, accumulateur de richesses virtuelles qui fait payer par de la richesse bien réelles ses petits jeux mercantiles. Ses actions dans les banques survivantes vont remonter, les titres foireux achetés par celle-ci seront repris par le fameux plan Paulson. Tout va bien pour lui.
Sinon le Caca-rente chute ? C’est quoi le problème immédiat ? On a pas d’actions ou certains peu, la moitié des capitaux étaient étrangers, y’a juste un rapatriement de ceux-ci. L’autre moitié est détenue en grande partie par “l’élite” du pays. Les petits porteurs se feront avoir, encore et toujours.
Bis repetita.
L’accélération du capitalisme va entraîner sa chute. Et elle arrive à vitesse exponentielle. Notre-cher-président-adoré-qu’on-idole fait la différence entre le gentil capitalisme financier et le gentil capitalisme industriel. Que nenni, faute de rentabilité suffisante, le capitalisme s’est financiarisé et perfectionné pour rapporter plus. Comme toujours. Sauf qu’aujourd’hui ce n’est plus basé sur du concret.
Chercher toujours là où on peut faire des profits. Chercher la rentabilité à 15% avec ses dents. Merci les actionnaires.
Bref, qui va payer les pots cassés ? Toujours les mêmes bien entendu…
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… et pas sur l’homme.
La crise provoquée par les spéculateurs de tout poil avec des produits financiers sophistiqués continue de faire des ravages de jour en jour pour les financiers mais aussi et surtout pour la population. Perte de l’emploi, de sa maison irremboursable, Mr Tout-le-Monde doit aussi payer ses factures et ses produits de premières nécessités qui augmentent plus qu’il ne peut le supporter.
C’est pour cela qu’un ancien candidat à la présidentielle, Jacques Cheminade et la présidente du parti allemand Büso, Helga Zepp-LaRouche lancent un appel pour un nouveu Bretton Woods.
Pour mettre fin au système financier complètement déconnecté de l’économie réelle et qui entraine dans sa chute cette dernière, entrainant chômage, baisse du bien-être et mise à la rue.
Je vous invite à signer cette pétition, pour que ça ne recommence plus.

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Elle est irresistible, l’ascenscion du facteur de Neuilly. Les socialistes l’ont bien compris. La percée du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste, nouvelle dénomination de la LCR) a poussé Daniel Vaillant - à la demande de F. Hollande - à monter un groupe de réflexion sur l’extrême gauche, histoire de couper l’herbe sous le vélo du facteur… Comme s’ils avaient pas assez de problèmes comme ça au PS ! Faudrait, EN PLUS, qu’ils aillent s’occuper des copains ! « Olivier Besancenot est l’instrument d’une manoeuvre de la droite. Il faut le démystifier : son “ni ni” bénéficie à la droite », explique Daniel Vaillant, ce dernier ayant bien compris que le nouveau chouchou du système politico-médiatique était, sans le savoir, simultanément à la botte du MEDEF et un danger de premier ordre pour le PS en matière électorale. Une initiative purement stratégique donc, nouvelle source de divisions au sens du PS ; eh oui, il y a un problème, le projet n’emballe pas grand monde. Benoit Hamon a même sévèrement critiqué cette initiative sur son blog : « Le plus gros problème des socialistes, en ce moment, c’est surtout les socialistes. L’extrême gauche ne doit pas nous faire peur, on devrait plutôt se réjouir que le mécontentement se cristallise face à la politique de Sarkozy et que les gens réagissent en votant à gauche. »
Le congrès approchant, les socialistes feraient bien de se mêler de leurs oignons ; si Besancenot fait son pain blanc sur leur dos, ils ne peuvent en vouloir qu’à eux-mêmes.
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Non, non, n’y voyez là aucun sentiment de délectation. Que l’on soit parisan du OUI ou du NON, le choix des Irlandais crève un abcès et met en lumière un phénomène supra-national ; le déphasage entre ce que pensent les peuples et leurs dirigeants est immense. Après la France et la Hollande en 2005, c’est maintenant l’Irlande qui rejette le projet de Constitution Européenne. A Lisbonne, les technocrates Européens ont pondu un traité “simplifié” qui n’a de simplifié que le nom ; afin de parvenir à leurs fins, la volonté populaire a été contournée dans la plupart des pays Européens. Et Bam ! Comme un grain de sable venant troubler le bon fonctionnement de la machine de deni démocratique, les 4 millions d’Irlandais, tous insolents qu’ils sont, ont stoppé net cette course folle.
Au grand dam des dirigeants européens - Sarkozy en tête, lui qui s’apprête à présider l’Union, le processus de ratification est au point mort. Mais ne nous y trompons pas ! 4 millions d’Irlandais n’ont pas parlé pour 800 Millions autres européens prétenduments “OUIistes” ; ils ont fait ce que tous les autres peuples, s’ils avaient été consultés, auraient fait. Les gens ne veulent pas de cette europe libérale et antisociale. Au-delà de la forme, forme caractérisant notamment ce traité presque incompréhensible (même pour certains parlementaires chevronnés), c’est le fond qui est réprouvé : les peuples ne veulent pas voir la souveraineté de leur nation réduite à néant au profit d’Institutions Européenes animées de tout autres intérêts. Les peuples ne veulent pas voir les prérogatives de leurs Etats se subordonner aux souhaits et directives de Bruxelles et, par la même, rejettent l’idée d’une jungle Européenne répondant aux moindres souhaits du Grand Capital !
Ceci est bien plus qu’un simple rejet. Nos dirigeants seraient bien inspirés de consulter ceux pour qui ils agissent. A l’heure où l’Europe ne rassure plus, à l’heure où l’Europe n’est plus comprise, il est temps, avant de foncer tête baissée, de réfléchir sur les bases d’une Europe respectant les peuples. Bref, le progrès mal jaugé n’est que régression, et il serait temps que ce mauvais Traité tombe aux oubliettes.
S’il faut remercier les Irlandais, c’est bien parce qu’ils permettent, enfin, de susciter le débat. L’Europe doit avancer, encore faut-il qu’elle prenne la bonne direction !
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 Depuis le “Non” français et néerlandais en mai-juin 2005, les dirigeants ont peur.
Peur de l’avis du Peuple, le même qui les ont porté au pouvoir, qu’ils manipulent pour mieux assouvir leur soif de pouvoir ou tout simplement pour essayer d’arranger les choses.Les Irlandais se dirigent aux urnes, ce sont les seuls à le faire sur les 27 pays de l’Union. Le “Oui” et le “Non” sont au coude à coude et toute l’Europe frémit ce jeudi.
Et tout la nomenklatura européen d’essayer de convaincre les Irlandais de voter OUI, avec des arguments plus ou moins fumeux.
Entre Kouchner qui fait chanter les Irlandais à propos des millions d’euros d’aide qu’ils ont reçus (surtout les Irlandais) et les discours alarmistes pour pas dire apocalyptiques des journaux ou des responsables politiques irlandais qui, comme en France en 2005, annoncent qu’il n’y a pas de plan B et que l’Europe sera dans l’impasse si les Irlandais votent Non.
Alors pourquoi demander l’avis des gens sur les institutions qu’ils souhaitent, alors que les personnes élues ont la légitimité pour le faire ? Certes en Irlande, un référendum était obligatoire. Mais pourquoi sortir les pires arguments, les moins raisonnables…
Peut-être parce que le système actuel veut que la totalité des pays adopte le Traité (soit disant) simplifié de Lisbonne. Ce qui provoque l’hystérie collective de tous les dirigeants qui s’arrachent les cheveux depuis des années pour trouver la bonne formule et que notre Nain national l’a plus ou moins utilisée…
Donc au lieu de faire bloquer une (peut-être) avancée dans les rouages de l’Europe, il vaudrait mieux faire peser le pour et le contre de ce texte incompréhensible. Personnellement je ne l’ai pas étudié, mais on sent que l’Europe est en panne, que la démocratie n’est pas présente et que la bureaucratie continue à peser sur cette “chose” qu’est l’Union.
Une petite avancée pour la démocratie aurait pu être obtenue par un référendum au niveau européen, organisé le même jour ou au moins la même semaine.
Seulement nous avons aujourd’hui un pays de 3 millions d’habitants sur 400 millions d’Européens qui tient entre ses mains la fuite en avant, l’alternative, l’apocalypse ou le progrès…
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“De l’audace”, il croit en avoir le Delanoë. Clamer haut et fort sa sympathie pour le libéralisme, alors que l’on prétend vouloir conquérir la tête du PS, il faut en avoir des corones ! Et Lamy qui, lui, vient nous faire l’apologie du libre-échangisme, adressant par la même une pique aux politiques protectionnistes … Subversifs les nouveaux dirigeants du PS ? Assurément. Ils doivent se croire originaux ces gars-là, tout persuadés qu’ils sont que la rénovation du PS passe inéluctablement par une droitisation du parti - déjà amorcée depuis des lustres-, alors que le peuple, lui, demande clairement un virage à gauche ! Mais en réalité, ces “comings-out” n’ont rien de dissident : ils sont inscrits dans une dynamique d’ordre mondial ; nous venons d’assister au naufrage de la gauche italienne, avec un leader, Velproni, qui a trouvé judicieux de jeter le doute, en pleine campagne électorale, sur son appartenance à la gauche. En Allemagne, le SPD a préféré pactiser avec la droite, ce qui a fini par entraîner la création et la percée rapide du Linkpartei.
Eh bien oui, la réalité vraie, c’est que le Parti Socialiste tend - et ce depuis plusieurs années déjà - à devenir social-démocrate. Que dis-je social-démocrate ! Parlons désormais de social-libéralisme ! Oui, la social-démocratie est morte chers dirigeants socialistes, et depuis bien longtemps. Cela remonte à la chute du mur de Berlin, en 1989, et à l’effondrement du bloc soviétique. Depuis lors, le capitalisme a subi d’innombrables mutations : il est devenu transnational grâce à l’ouverture des frontières et la suppression des droits de douane. Le capital n’a donc plus aucune raison de chercher un compromis avec le travail puisqu’il peut délocaliser si ses souhaits ne sont pas respectés. Lire la suite »
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