Archives pour la catégorie “Politique”
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! On ne pourra pas dire qu’on ne l’a pas attendu avec impatience celui là. Pas que je déteste complètement Hollande, je pense juste qu’il était au mauvais endroit au mauvais moment. Depuis la fin de l’ère Mitterrand, la Gauche manque d’un réel leader, d’un homme charismatique capable d’emmener un parti bordélique, incapable de se réunir autour d’une ligne politique. On nous tanne depuis trop longtemps à nous dire que le PS n’a pas d’idées, n’a pas de programme etc… le PS en a, il lui manque simplement un homme capable de s’imposer, d’incarner une synthèse cohérente des divergences d’un parti née sur la différence.
Bref, on l’a tellement attendu que vraisemblablement on sera déçus du résultat. Royal part franchement en tête et c’est bien dommage. La ligne qu’elle incarne (le vote des motions l’a prouvé) est sans aucun doute majoritaire au PS… à savoir une ligne plus tournée vers le centre, favorable à une alliance avec le MoDem quitte à tourner le dos à une extrême gauche qui semble remplir de plus en plus ses rangs. On pensait pourtant que la crise serait favorable à une réorientation massive du PS à gauche, on a vu le bon score de la motion Hamon, mais 19% çà reste vraiment peu quand on voit qu’il est presque le seul à monter sans relâche au créneau pour proposer une dénonciation cohérente ainsi que des propositions interessantes… Bah oui, il incarne ce qu’on appel bêtement la gauche décomplexée, disons simplement la Gauche, une gauche qui s’implique et qui prend part de vive voix au débat, favorable à un vraie régulation du marché, qui s’indigne d’une répartition des richesses de plus en plus favorable au capital. Une gauche qui a encore le courage de ses choix politiques et qui a le sens de l’histoire. Car aujourd’hui, plus que jamais, le sens de l’histoire du socialisme en France plus que partout ailleurs est de proposer une VRAIE alternative à la situation actuelle et non plus des éternelles rustines. Ce qui est en cause, c’est bien sûr une politique désastreuse, mais au-delà, c’est un modèle sociétal et économique. Pas que ce soit une découverte, mais que les occasions sont rares où son inefficacité et sa propension à générer des inégalités nous sautent aux yeux de façon aussi éclatante, et à ceux du monde.
J’écoute, j’écoute les interviews de Delanoë ou de Royal, promis… mais j’entends rien, à peine des demis mots, ils ne s’engagent dans rien, bredouillent, blablatent de peur qu’on leur tienne rigueur d’avoir une vraie opinion sur un vrai sujet ! C’est pourquoi j’ai peur, j’ai peur qu’une fois à la tête du parti ce soit la même chose. J’ai peur que celui qui devra être la voix d’un parti centenaire reste muet devant tout l’intolérable de la situation actuelle et qu’il incarne un parti de centre-gauche molasson alors que la solution semble être dans le dynamisme et l’audace !
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Fin d’un cycle ou fin du système lui-même ?
Nous le verrons plus tard. Mais ce qui est sûr c’est que des choses vont changer. Pour pas mal de temps.
L’American Way of Life n’est plus. CONSOMMER n’est plus le mot magique. Les Etats-Unis ont toujours redémarré leur économie grâce au crédit. Mais c’est celui là même qui les a plongés dans la crise. Nous avec…
Avec 0,4% de taux d’épargne (contre 15% en France par ex.), il n’y a plus de marge de manoeuvre. Ils ne pourront plus acheter leur petite petite maison en carton, leur grosse voiture, bouffer pour 8 ou jouer les casino à Noël, le monde n’acceptera plus de jouer les maisons de crédit.
Surtout que le Reste n’est plus en mesure de le faire. On croyait la Chine, l’Inde ou la Russie prendre la relève et affirmer leur indépendance de l’Occident impérialiste, il n’en est rien. Rien qu’à voir que l’économie russe reposait sur le pétrole et les capitaux étrangers, le premier voit son prix divisé par 2 en trois mois et les seconds fuient à grande vitesse pour les convertir en monnaie toute liquide.
25 000 milliards de dollars se sont volatilisés. Du vent créé par du vent parti en vent.
Crise des subprimes ? Non bien sûr, crise du néolibéralisme et du capitalisme qui va avec. La superpuissance AMERICA avait bien des pieds d’argile. Cela depuis 30 ans lors du big bang de la dérégulation. Produire à bas-coût en Asie, utiliser les fonds destinés à l’investissement pour nourrir l’actionnaire, consommer à crédit, faute de revenus décents. Rajouter à cela le dollar comme monnaie mondiale. Tour le monde en possède, mais personne peut s’en débarrasser. Un hold-up bien organisé. Hold-up qui a abouti à un déséquilibre indomptable.
Et paf ! Voilà la fin de leur monde.
Mais vers où allons nous ?
Pour certains nous avons quelques mois pour décider de ce que chaque individu désire comme manière de vivre. Tous les choix sont possibles. Les rênes sont lâchés, les décideurs ont quitté le navire. Ils sont peut-être trop optimiste. Le pouvoir garde le contrôle par son canal médiatique. Et la population elle-même ne veut pas être libérée. Libre veut dire seul. Et dans le brouillard.
Mais sans boussole ni radar, on risque de se perdre dans les méandres ou pire, se fracasser contre les rochers.
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Pour être honnête, toute cette histoire me fait quand même légèrement sourire. J’entendais de plus en plus ces dernières année qu’on avait plus le choix, qu’être socialiste c’était dépassé… qu’en somme le marché nous mangerait tous un jour ou l’autre, que c’était comme ça et que tout ces gauchistes qui sont pas contents, ils peuvent bien aller se faire voir. Beaucoup commençaient à se dire sociaux-libéraux plus que sociaux-démocrates (et je tiens à la nuance) ; le PS a signé une déclaration de principe commentée comme « acceptant ENFIN l’économie de marché »… l’idéologie dogmatique libérale prônant à tue-tête que l’on doit croire en l’autorégulation du marché semblait avoir vaincu… Milton Friedman et l’Ecole de Chicago avaient raison, depuis le temps qu’ils attendaient ça les bougres, on leur donnait des prix Nobel sans arrêt (pas moins de 3 dans les années 90 – GS.Becker 92, R.Coase 91, R.E Lucas 95) !
Belle époque n’est-ce pas ? Dans le même temps, le lobby pharmaceutique continuait de refuser de baisser les prix des médicaments pour les pays pauvres, ce qui continuait à faire mourir des millions d’enfants. What a wonderful world.
Et voilà, on en est là, l’économie s’effondre, les banquiers et autres traders mouillent leur pantalon, les politiques ne savent pas quoi faire bien que TOUS, de droite, de gauche, du centre –parfois même de nulle part- nous sortent un par un qu’ils l’avaient prévu, bien entendu ! Que c’était complètement insensé de laisser le capitalisme se développer sans contrôle, etc, etc… Du coup, les mesures s’enchaînent, les milliards volent et le pauvre Martin Hirsh a le doux sentiment d’avoir été pris pour un con. C’est qu’il s’est battu corps et âmes pendant des mois pour obtenir les fonds nécessaires au financement du RSA et n’a obtenu qu’un milliard et demi alors qu’il en demandait trois… et là il assiste tout penaud au rachat par l’état de DAXXA, décidé en une seule nuit, pour un montant de plus d’un milliard d’euros… Enfin je dis Martin Hirsh mais il n’est pas seul, quand on voit le financement du Plan Paulson (700 milliard) uniquement à la charge du contribuable, on a de quoi rire.
Je ne vais pas jouer à mon tour les clairvoyants capable de vous dire ce qui ressortira de cette crise (si tout jamais on en sort) ; toutefois espérons qu’elle mette fin à la domination intellectuelle de l’idéologie (ou plutôt de l’anti-idéologie) néo-libérale et que cela laisse le champ libre à une nouvelle réflexion politique, économique et sociale. Quoi qu’il en soit, les années à venir risquent d’être difficiles… mais passionnantes.
To be continued ?
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Amis bouclés, frisés, crépus ; grandes brunes ténébreuses aux cheveux qui ondulent, petits blonds rabougris à la tignasse calamistrée ; bref, amis crêpés de France et de Navarre, vous n’êtes pas ridicules ! Ou peut-être que vous l’êtes, mais sans doute moins que Ségolène qui, elle, est sans doute moins frisée que vous. Je voulais seulement parler du ce jovial rassemblement saumâtre et sirupeux dont notre Ségolène - aussi peu Ségolène qu’elle fût, je parle, bien entendu, d’un point de vue strictement capillaire et nullement factuel -, nous a gratifié.
C’était le 27 septembre. Ségolène Royal, au Zénith de Paris, avec le révolver du colonel Moutarde… Euh ! Sa petite tunique bleue et sa toute nouvelle permanente, je veux dire ! Cocasse ! Comique ! Grotesque ; ubuesque même ! Très couillu, en somme. Spectaculaire. Elle avait l’air en forme, Bécassine, dans sa petite tunique bleue… La scène, vaste, vide et sans pupitre, éclairée d’un bleu nous semblant à la fois abyssal et creux, comme pour un concert de Lorie ; logo mielleux de circonstance, projeté sur un rideau - assorti, par ailleurs, avec la chromatique du nouveau couturier de la Charentaise. (Sinon, il est de quelle couleur son frigidaire, hein ? On se le demande bien !). “La Fraternité à son Zénith”, qu’il y est écrit. Même le MRAP n’aurait pas fait mieux. On vole haut dans la formule. On atteint des sommets lyriques ! Vous les voyez, ces petits bonshommes de toutes les couleurs, qui se tiennent la main, et qui font une ronde, ensemble, comme des frères ! (Et des sœurs ! Au cas où Despentes passerait par-là, on sait jamais !) C’est tellement beau et allégorique. Ca pourrait au moins faire chialer du routier au 20 heures ! Elle en a bien du courage, Marie Ségolène… LA victime, choisie d’entre tous. Fallait qu’elle fasse peau neuve, qu’elle “rénove son image”, qu’elle ravale la façade, qu’elle séduise les cuistres et les rombières, qu’elle rassemble autour d’elle (tiens, les petits bonshommes qui font la ronde, c’était pas innocent !)
Tout ça pour dire, pardonnez-là. Faites preuve d’indulgence. De tolérance. D’ouverture (d’esprit !). On le sait, qu’elle la veut, la tête du PS. Avec Collomb en tout cas. Laissez-la “FRA-TER-NI-SER”, dandiner son fion, agiter ses anglaises et conquérir le PS ! Il vaut au moins ça, le PS. Ou plutôt il vaut que ça.
Ca sent le mort. Le macchabée qui putréfie, la relique qui pourrit ! Un “cadavre à la renverse” , qu’il disait, l’autre ! Ca sent même pas les vieilles pages poussiéreuses des vieux livres de Mamie, on subodore la hâve odeur du stérile ! Bref, ça cogne dur la jactance. Bayrou est le thanatopracteur !
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Cette histoire de crise est marrante. Quand il y a croissance, on peine à trouver un boulot, à combler des déficits et améliorer la vie des gens. Quand il y a crise, ce sont ces gens justement qui morflent le plus.
Et plusieurs fois.
Prenez un ménage étasunien sans trop de revenus qui ont acheté leur maison avec un “subprime”. Ils se sont vus perdre leur habitation et peut-être tous leurs biens, voir leur banque faire faillite, perdre leur boulot. Rien que ça…
Pour les classes moyennes, guère mieux. Outre la fin de l’American Dream et de la consommation à crédit, qui doit être un choc, elles voient leurs impôts utilisés à fonds perdus et connaître peut-être le même sort que le gars d’en bas, plus de banque et plus de boulot.
Reste le boursicouteur, accumulateur de richesses virtuelles qui fait payer par de la richesse bien réelles ses petits jeux mercantiles. Ses actions dans les banques survivantes vont remonter, les titres foireux achetés par celle-ci seront repris par le fameux plan Paulson. Tout va bien pour lui.
Sinon le Caca-rente chute ? C’est quoi le problème immédiat ? On a pas d’actions ou certains peu, la moitié des capitaux étaient étrangers, y’a juste un rapatriement de ceux-ci. L’autre moitié est détenue en grande partie par “l’élite” du pays. Les petits porteurs se feront avoir, encore et toujours.
Bis repetita.
L’accélération du capitalisme va entraîner sa chute. Et elle arrive à vitesse exponentielle. Notre-cher-président-adoré-qu’on-idole fait la différence entre le gentil capitalisme financier et le gentil capitalisme industriel. Que nenni, faute de rentabilité suffisante, le capitalisme s’est financiarisé et perfectionné pour rapporter plus. Comme toujours. Sauf qu’aujourd’hui ce n’est plus basé sur du concret.
Chercher toujours là où on peut faire des profits. Chercher la rentabilité à 15% avec ses dents. Merci les actionnaires.
Bref, qui va payer les pots cassés ? Toujours les mêmes bien entendu…
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… et pas sur l’homme.
La crise provoquée par les spéculateurs de tout poil avec des produits financiers sophistiqués continue de faire des ravages de jour en jour pour les financiers mais aussi et surtout pour la population. Perte de l’emploi, de sa maison irremboursable, Mr Tout-le-Monde doit aussi payer ses factures et ses produits de premières nécessités qui augmentent plus qu’il ne peut le supporter.
C’est pour cela qu’un ancien candidat à la présidentielle, Jacques Cheminade et la présidente du parti allemand Büso, Helga Zepp-LaRouche lancent un appel pour un nouveu Bretton Woods.
Pour mettre fin au système financier complètement déconnecté de l’économie réelle et qui entraine dans sa chute cette dernière, entrainant chômage, baisse du bien-être et mise à la rue.
Je vous invite à signer cette pétition, pour que ça ne recommence plus.

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Elle est irresistible, l’ascenscion du facteur de Neuilly. Les socialistes l’ont bien compris. La percée du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste, nouvelle dénomination de la LCR) a poussé Daniel Vaillant - à la demande de F. Hollande - à monter un groupe de réflexion sur l’extrême gauche, histoire de couper l’herbe sous le vélo du facteur… Comme s’ils avaient pas assez de problèmes comme ça au PS ! Faudrait, EN PLUS, qu’ils aillent s’occuper des copains ! « Olivier Besancenot est l’instrument d’une manoeuvre de la droite. Il faut le démystifier : son “ni ni” bénéficie à la droite », explique Daniel Vaillant, ce dernier ayant bien compris que le nouveau chouchou du système politico-médiatique était, sans le savoir, simultanément à la botte du MEDEF et un danger de premier ordre pour le PS en matière électorale. Une initiative purement stratégique donc, nouvelle source de divisions au sens du PS ; eh oui, il y a un problème, le projet n’emballe pas grand monde. Benoit Hamon a même sévèrement critiqué cette initiative sur son blog : « Le plus gros problème des socialistes, en ce moment, c’est surtout les socialistes. L’extrême gauche ne doit pas nous faire peur, on devrait plutôt se réjouir que le mécontentement se cristallise face à la politique de Sarkozy et que les gens réagissent en votant à gauche. »
Le congrès approchant, les socialistes feraient bien de se mêler de leurs oignons ; si Besancenot fait son pain blanc sur leur dos, ils ne peuvent en vouloir qu’à eux-mêmes.
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Non, non, n’y voyez là aucun sentiment de délectation. Que l’on soit parisan du OUI ou du NON, le choix des Irlandais crève un abcès et met en lumière un phénomène supra-national ; le déphasage entre ce que pensent les peuples et leurs dirigeants est immense. Après la France et la Hollande en 2005, c’est maintenant l’Irlande qui rejette le projet de Constitution Européenne. A Lisbonne, les technocrates Européens ont pondu un traité “simplifié” qui n’a de simplifié que le nom ; afin de parvenir à leurs fins, la volonté populaire a été contournée dans la plupart des pays Européens. Et Bam ! Comme un grain de sable venant troubler le bon fonctionnement de la machine de deni démocratique, les 4 millions d’Irlandais, tous insolents qu’ils sont, ont stoppé net cette course folle.
Au grand dam des dirigeants européens - Sarkozy en tête, lui qui s’apprête à présider l’Union, le processus de ratification est au point mort. Mais ne nous y trompons pas ! 4 millions d’Irlandais n’ont pas parlé pour 800 Millions autres européens prétenduments “OUIistes” ; ils ont fait ce que tous les autres peuples, s’ils avaient été consultés, auraient fait. Les gens ne veulent pas de cette europe libérale et antisociale. Au-delà de la forme, forme caractérisant notamment ce traité presque incompréhensible (même pour certains parlementaires chevronnés), c’est le fond qui est réprouvé : les peuples ne veulent pas voir la souveraineté de leur nation réduite à néant au profit d’Institutions Européenes animées de tout autres intérêts. Les peuples ne veulent pas voir les prérogatives de leurs Etats se subordonner aux souhaits et directives de Bruxelles et, par la même, rejettent l’idée d’une jungle Européenne répondant aux moindres souhaits du Grand Capital !
Ceci est bien plus qu’un simple rejet. Nos dirigeants seraient bien inspirés de consulter ceux pour qui ils agissent. A l’heure où l’Europe ne rassure plus, à l’heure où l’Europe n’est plus comprise, il est temps, avant de foncer tête baissée, de réfléchir sur les bases d’une Europe respectant les peuples. Bref, le progrès mal jaugé n’est que régression, et il serait temps que ce mauvais Traité tombe aux oubliettes.
S’il faut remercier les Irlandais, c’est bien parce qu’ils permettent, enfin, de susciter le débat. L’Europe doit avancer, encore faut-il qu’elle prenne la bonne direction !
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 Depuis le “Non” français et néerlandais en mai-juin 2005, les dirigeants ont peur.
Peur de l’avis du Peuple, le même qui les ont porté au pouvoir, qu’ils manipulent pour mieux assouvir leur soif de pouvoir ou tout simplement pour essayer d’arranger les choses.Les Irlandais se dirigent aux urnes, ce sont les seuls à le faire sur les 27 pays de l’Union. Le “Oui” et le “Non” sont au coude à coude et toute l’Europe frémit ce jeudi.
Et tout la nomenklatura européen d’essayer de convaincre les Irlandais de voter OUI, avec des arguments plus ou moins fumeux.
Entre Kouchner qui fait chanter les Irlandais à propos des millions d’euros d’aide qu’ils ont reçus (surtout les Irlandais) et les discours alarmistes pour pas dire apocalyptiques des journaux ou des responsables politiques irlandais qui, comme en France en 2005, annoncent qu’il n’y a pas de plan B et que l’Europe sera dans l’impasse si les Irlandais votent Non.
Alors pourquoi demander l’avis des gens sur les institutions qu’ils souhaitent, alors que les personnes élues ont la légitimité pour le faire ? Certes en Irlande, un référendum était obligatoire. Mais pourquoi sortir les pires arguments, les moins raisonnables…
Peut-être parce que le système actuel veut que la totalité des pays adopte le Traité (soit disant) simplifié de Lisbonne. Ce qui provoque l’hystérie collective de tous les dirigeants qui s’arrachent les cheveux depuis des années pour trouver la bonne formule et que notre Nain national l’a plus ou moins utilisée…
Donc au lieu de faire bloquer une (peut-être) avancée dans les rouages de l’Europe, il vaudrait mieux faire peser le pour et le contre de ce texte incompréhensible. Personnellement je ne l’ai pas étudié, mais on sent que l’Europe est en panne, que la démocratie n’est pas présente et que la bureaucratie continue à peser sur cette “chose” qu’est l’Union.
Une petite avancée pour la démocratie aurait pu être obtenue par un référendum au niveau européen, organisé le même jour ou au moins la même semaine.
Seulement nous avons aujourd’hui un pays de 3 millions d’habitants sur 400 millions d’Européens qui tient entre ses mains la fuite en avant, l’alternative, l’apocalypse ou le progrès…
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“De l’audace”, il croit en avoir le Delanoë. Clamer haut et fort sa sympathie pour le libéralisme, alors que l’on prétend vouloir conquérir la tête du PS, il faut en avoir des corones ! Et Lamy qui, lui, vient nous faire l’apologie du libre-échangisme, adressant par la même une pique aux politiques protectionnistes … Subversifs les nouveaux dirigeants du PS ? Assurément. Ils doivent se croire originaux ces gars-là, tout persuadés qu’ils sont que la rénovation du PS passe inéluctablement par une droitisation du parti - déjà amorcée depuis des lustres-, alors que le peuple, lui, demande clairement un virage à gauche ! Mais en réalité, ces “comings-out” n’ont rien de dissident : ils sont inscrits dans une dynamique d’ordre mondial ; nous venons d’assister au naufrage de la gauche italienne, avec un leader, Velproni, qui a trouvé judicieux de jeter le doute, en pleine campagne électorale, sur son appartenance à la gauche. En Allemagne, le SPD a préféré pactiser avec la droite, ce qui a fini par entraîner la création et la percée rapide du Linkpartei.
Eh bien oui, la réalité vraie, c’est que le Parti Socialiste tend - et ce depuis plusieurs années déjà - à devenir social-démocrate. Que dis-je social-démocrate ! Parlons désormais de social-libéralisme ! Oui, la social-démocratie est morte chers dirigeants socialistes, et depuis bien longtemps. Cela remonte à la chute du mur de Berlin, en 1989, et à l’effondrement du bloc soviétique. Depuis lors, le capitalisme a subi d’innombrables mutations : il est devenu transnational grâce à l’ouverture des frontières et la suppression des droits de douane. Le capital n’a donc plus aucune raison de chercher un compromis avec le travail puisqu’il peut délocaliser si ses souhaits ne sont pas respectés. Lire la suite »
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« [...] Le président de la République a tous les pouvoirs de la royauté : il dispose de la force armée ; il nomme aux emplois civils et militaires ; il dispense toutes les faveurs ; il a tous les moyens d’action, toutes les forces actives qu’avait le dernier roi. Mais ce que n’avait pas le roi, et qui mettra le président de la République dans une position bien autrement formidable, c’est qu’il sera l’élu du suffrage universel ; c’est qu’il aura la force immense que donnent des millions de voix. Il aura de plus, dans l’Assemblée, un parti plus ou moins considérable. Il aura donc toute le force matérielle dont disposait l’ancien roi et il aura de plus une force morale prodigieuse [...].
Je dis que le seul fait de l’élection populaire donnera au président de la République une force excessive.
[...] Un semblable pouvoir, conféré à un seul, quelque nom qu’on lui donne, roi ou président, est un pouvoir monarchique ; et celui que vous élevez est plus considérable que celui qui a été renversé.
Il est vrai que ce pouvoir, au lieu d’être héréditaire, sera temporaire et électif, mais il n’en sera que plus dangereux pour la liberté.
Êtes-vous bien sûrs que, dans cette série de personnages qui se succèderont [...] au trône de la présidence, il n’y a aura que de purs républicains empressés d’en descendre ? Êtes-vous bien sûrs qu’il ne se trouvera jamais un ambitieux tenté de s’y perpétuer ? Et si cet ambitieux est un homme qui a su se rendre populaire, si c’est un général victorieux, entouré de ce prestige de la gloire militaire auquel les Français ne savent pas résister ; si c’est le rejeton d’une des familles qui ont régné sur la France, et s’il n’a jamais renoncé expressément à ce qu’il appelle ses droits ; si le commerce languit, si le peuple souffre, s’il est dans un de ces moments de crise où la misère et la déception le livrent à ceux qui cachent, sous des promesses, des projets contre sa liberté, répondez-vous que cet ambitieux ne parviendra pas à renverser la République ? »
Bayrou avant les Présidentielles ?
Des membres du PS échaudés par le système Sarko ?
Point du tout, simplement Jules Grévy, à l’Assemblée constituante le 6 octobre 1848.
160 ans après, ce discours est d’actualité. Lire la suite »
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Besancenot chez Drucker, c’etait l’image de la semaine dernière. Umberto Eco en serait complètement baba : un révolutionnaire peut faire la révolution avec l’accord de la maréchaussée ; mieux, on peut même lui dérouler le tapis rouge un dimanche midi sur un plateau de télé. Et pas n’importe lequel. Vivement dimanche, c’est LE rendez-vous hebdomadaire que la France ne rate jamais, même s’il sert juste de fond sonore.
Ce qui est bien, c’est que tout le monde est gagnant ; le questionnement politique, indigent au possible, ne risqua pas de bouter le facteur, chouchou des médias, hors des sentiers battus ; FR2, eux, ont compris que le pseudo trostko-prolo-anti-capitalitico-internationalitico-revolutionnaire séduit. En voilà une affaire qu’elle est bonne.
“D’un calme Olympien”, le facteur a bien récité sa leçon. Face à un public de moutons écervelés totalement acquis à sa cause, la nouvelle star de la politique a débité consciencieusement tout ce que tonton Krivine lui a appris. Quant aux incohérences caractérisées de son discours, il eût suffit un journaliste sérieux pour les lui renvoyer à la face. Mr. l’Internationaliste devant l’éternel acheva de nous expliquer que sa volonté première était de revaloriser la condition des travailleurs français, tout en faisant en sorte de préserver leurs acquis sociaux. Rewind. Internationaliste ; protection des travailleurs français… Tout ceci mérite quand même une explication.
Comme de nombreux observateurs de la scène politique française l’ont très justement remarqué, lorsqu’un prétendu révolutionnaire - censé être la pour déranger et bousculer l’ordre établi - devient d’un coup d’un seul le chouchou du système politico-médiatique, c’est qu’il faut commencer à se méfier.
Par exemple ; Besancenot, qui est un type très émotif, est particulièrement sensible à la cause des sans-papiers (comme tout le monde en fait.) Il se définit même comme un “citoyen du monde”. Or, tout le monde sait que cet Internationalisme exarcebé n’a plus aucun sens aujourd’hui, à l’heure de la mondialisation libérale. Prôner des régularisation massives, c’est ne pas être conscient d’un phénomène économique très commun, le dumping. La réalité, c’est que ces sans papiers seront exploités et utilisés par le patronnat afin de tirer les salaires vers le bas.
Si Besancenot est chouchouté, c’est que sans s’en rendre compte, il est à la botte du Medef. L’aubaine. Ils en tiennent un bon “d’idiot utile”.
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Parlons Net n°11 – “Sarkozy est un Chirac lent” - Parlons Net reçoit le démographe Emmanuel Todd. Pas de langue de bois pour évoquer le bilan de Nicolas Sarkozy, la place de la France dans le monde, Ingrid Bétancourt et l’avenir de l’Europe.
Emmanuel Todd est interrogé par Philippe Cohen de Marianne2.fr, Pierre Haski de Rue.89 et Samuel Potier du Figaro.fr.
Une émission animée par David Abiker
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Un an déjà. Un an qu’il est là, le mec. Un an qu’on se le frappe, qu’on l’endure ou qu’on a la chance de l’avoir, c’est selon. Une véritable saison d’une série à l’américaine. Joie place de l’Etoile. Avatars. Rebondissements. Péripéties. Colères. Puis on en est là. Rien n’avance ; on recule même. Sans savoir pourquoi, les gens y ont cru. Pour certains, la machine peine à se mettre en route. Pour d’autres, tout ceci s’apparente à un bien vilain camouflet. Et pour eux, c’était prévisible. Enfin… encore fallait-il proposer mieux…
On a l’impression que c’était hier. Hier que Mireille Mathieu, revenue d’entre les morts, infligeait aux tympans des sympathisans UMP la Marseillaise.
C’était le 6 Mai 2007. Sarkozy remporta largement le scrutin présidentiel face à Becassine, avec 53% des voix. C’était bien un soir de Mai 2007 qu’il gagna “au peuple”. On entend encore le Borgne éructer. Crier au vol. Sarkozy lui avait “volé” son électorat. Il est malin le type.
Une victoire, et un signe d’espoir. Une perspective nouvelle, euphorisante, qu’il s’en allait porter tout seul, comme un grand (L’utilisation de cet adjectif valorisant est indépendant de notre volonté. L’Elysée nous l’impose.) Des promesses donc, et une réelle volonté de changement. De rupture, qu’il disait.
C’est l’électorat populaire qu’il avait conquis. Celui qui souffre en fin de mois. Celui qui en a raz-le-bol. C’est cet électorat qui pleure aujourd’hui.
1 an après, rien n’a changé. Le Président ès “Pouvoir d’Achat” piétine et s’écroule dans les sondages. La conjoncture internationale aidant, les espérances sont revues à la baisse. Son dynamisme, son volontarisme n’y font rien : c’est le paquet fiscal, les engagements non tenus, les virées dorées chez Bolloré qu’il se reprend dans la gueule. Ca fait mal, un boomerang.
“Les caisses sont vides”. Bah oui, qu’est-ce que vous voulez qu’il y fasse, lui. Ses prédécesseurs lui ont rendu la tâche ardue. Faut dire, c’était pas très fin les 15 milliards d’€ de chocolats aux copains. Non, soyons Grand Seigneur, il n’y a pas qu’aux plus riches que profite ce paquet, il y a aussi aux riches tout court. Tout va bien donc.
D’abord Bling-Bling, sa Présidence est marquée par une réelle volonté d’entreprendre des réformes. On se souvient encore du mécontentement des magistrats et des avocats. Celui des cheminots, non sans conséquences. Mais les Français ont l’air d’y croire. Tout semble être fait pour que leur futur change. Bien qu’omniprésent, omnipotent, Sarkozy rassure. Puis le ressort se casse.
Les critiques sur son style fusent. Certains crient même au 18 Brumaire, au “coup d’Etat permanent”. Ceux qui hier l’encensaient ont retourné leur veste.
Et c’est tout d’un coup que tout va mal, ou presque. Des reformettes, par-ci, par-là, plutôt bonnes en somme, n’ont pas l’effet escompté.
Les municipales, comme un avertissement, lui signalent qu’il ferait mieux de filer droit, et c’est pas le joli sourire de Carla qui y changera quelque chose.
Revirement total ; ou plutôt un changement de style. Même si personne n’y croit plus, si tout le monde est conscient de la farce, le Président de la République reprend de la hauteur. Il faut enfin prendre réellement les choses en main. L’euro fort assomme le commerce extérieur, l’inflation rampante rend la vie des petites gens pénible. Chez ces gens-là, aurait dit Brel, on ne parle pas, non, on pleure. Le calendrier ministériel est tout de même maintenu. Dans l’attente de résultats probants, on ne peut encore se prononcer. Ce qu’on peut dire, c’est que la politique est désavouée. Inutile de dresser une liste des engagements non-tenus. Quoiqu’en disent ses camarades, le système des heures supplémentaires est presque inefficace. Les retraités crient au scandale. (Et c’est d’ailleurs par pur pusillanisme qu’il ne s’y attaqueront pas, à la réforme - réelle - des retraites.) La politique d’immigration est jugée inhumaine, parce que chiffrée. La politique de la ville, elle, est un échec : toujours le même désarroi en banlieue où, il faut le dire, on part avec un handicap aujourd’hui. Les petites PME ont le cou tordu. L’opposition s’en donne à cœur joie, mais ne propose aucune alternative. Certains nostalgiques appellent au nouveau Mai 68, 40 ans après.
Le marasme est profond. On sent que tout peut péter d’un moment à l’autre, et c’est bien ça le plus inquiétant.
Un bilan bien terne qu’est celui de la première année de sa présidence. Entre indécence et incompétence, les Français ont commencé à y voir plus clair dans son jeu. Cet homme si “simple et dynamique” qui incarnait tant d’espoir est désormais pointé du doigt. La République a du jeu. Les enseignants, aujourd’hui dans la rue, sont le témoin du malaise qui gangrène aujourd’hui le pays.
Il reste maintenant 4 ans, et aucune procédure “d’empeachment” n’est prévue par la Constitution. Il nous reste plus qu’a espérer que tout s’arrange, et si l’on devait trois mots pour résumer cette année riche en évènements, ils seraient ceux d’une locution anglaise : Back to reality…
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Bien qu’étant un fils de soixante-huitard convaincu des bienfaits de la révolte de son père, le sujet me parait tellement épuisé par la presse, par les écrivains, et par tous ceux qui se sentent l’âme à donner leur avis sur la question que je pense qu’on peut clairement se passer du mien.
Ainsi, en s’attachant à nous saouler avec Mai 1968, on occulte un autre anniversaire majeur qui est celui de 1958, de l’arrivée de Charles de Gaulle au pouvoir et la naissance de la Vème république… la GRANDE Vème république ! On passe tant de temps à s’agenouiller devant la stabilité qu’elle procure qu’on fait impasse sur ses défauts flagrants (je tiens à préciser que mon article n’a pas pour but de démonter un système qui a tant apporté à la France mais de pointer du doigt ses contradictions conceptuelles et pratiques).
En effet, dans cette Constitution, le président devient la « clé de voûte des institutions ». On a donc opéré à une inversion de la hiérarchie et réduit le parlement à une sorte de table d’enregistrement des directives du gouvernement (sauf, bien sûr quand ce dernier, comme c’était le cas hier, n’a plus la confiance de sa propre majorité) alors que précédemment il était tout. Ainsi, le système parlementaire, par essence le plus représentatif de l’opinion est mis doublement à mal ; premièrement car il est mis dans l’ombre d’un pouvoir exécutif considérablement renforcé, deuxièmement du fait que le suffrage parlementaire est majoritaire qui réduit la représentativité du parlement, et particulièrement celle des petits partis. On voit donc, sur le fond, apparaître des contradictions évidentes. Lire la suite »
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