Archives pour la catégorie “Société”


Fin d’un cycle ou fin du système lui-même ?
Nous le verrons plus tard. Mais ce qui est sûr c’est que des choses vont changer. Pour pas mal de temps.

L’American Way of Life n’est plus. CONSOMMER n’est plus le mot magique. Les Etats-Unis ont toujours redémarré leur économie grâce au crédit. Mais c’est celui là même qui les a plongés dans la crise. Nous avec…
Avec 0,4% de taux d’épargne (contre 15% en France par ex.), il n’y a plus de marge de manoeuvre. Ils ne pourront plus acheter leur petite petite maison en carton, leur grosse voiture, bouffer pour 8 ou jouer les casino à Noël, le monde n’acceptera plus de jouer les maisons de crédit.
Surtout que le Reste n’est plus en mesure de le faire. On croyait la Chine, l’Inde ou la Russie prendre la relève et affirmer leur indépendance de l’Occident impérialiste, il n’en est rien. Rien qu’à voir que l’économie russe reposait sur le pétrole et les capitaux étrangers, le premier voit son prix divisé par 2 en trois mois et les seconds fuient à grande vitesse pour les convertir en monnaie toute liquide.

25 000 milliards de dollars se sont volatilisés. Du vent créé par du vent parti en vent.

Crise des subprimes ? Non bien sûr, crise du néolibéralisme et du capitalisme qui va avec. La superpuissance AMERICA avait bien des pieds d’argile. Cela depuis 30 ans lors du big bang de la dérégulation. Produire à bas-coût en Asie, utiliser les fonds destinés à l’investissement pour nourrir l’actionnaire, consommer à crédit, faute de revenus décents. Rajouter à cela le dollar comme monnaie mondiale. Tour le monde en possède, mais personne peut s’en débarrasser. Un hold-up bien organisé. Hold-up qui a abouti à un déséquilibre indomptable.

Et paf ! Voilà la fin de leur monde.

Mais vers où allons nous ?

Pour certains nous avons quelques mois pour décider de ce que chaque individu désire comme manière de vivre. Tous les choix sont possibles. Les rênes sont lâchés, les décideurs ont quitté le navire. Ils sont peut-être trop optimiste. Le pouvoir garde le contrôle par son canal médiatique. Et la population elle-même ne veut pas être libérée. Libre veut dire seul. Et dans le brouillard.

Mais sans boussole ni radar, on risque de se perdre dans les méandres ou pire, se fracasser contre les rochers.

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Cette histoire de crise est marrante. Quand il y a croissance, on peine à trouver un boulot, à combler des déficits et améliorer la vie des gens. Quand il y a crise, ce sont ces gens justement qui morflent le plus.
Et plusieurs fois.
Prenez un ménage étasunien sans trop de revenus qui ont acheté leur maison avec un “subprime”. Ils se sont vus perdre leur habitation et peut-être tous leurs biens, voir leur banque faire faillite, perdre leur boulot. Rien que ça…

Pour les classes moyennes, guère mieux. Outre la fin de l’American Dream et de la consommation à crédit, qui doit être un choc, elles voient leurs impôts utilisés à fonds perdus et connaître peut-être le même sort que le gars d’en bas, plus de banque et plus de boulot.

Reste le boursicouteur, accumulateur de richesses virtuelles qui fait payer par de la richesse bien réelles ses petits jeux mercantiles. Ses actions dans les banques survivantes vont remonter, les titres foireux achetés par celle-ci seront repris par le fameux plan Paulson. Tout va bien pour lui.

Sinon le Caca-rente chute ? C’est quoi le problème immédiat ? On a pas d’actions ou certains peu, la moitié des capitaux étaient étrangers, y’a juste un rapatriement de ceux-ci. L’autre moitié est détenue en grande partie par “l’élite” du pays. Les petits porteurs se feront avoir, encore et toujours.

Bis repetita.

L’accélération du capitalisme va entraîner sa chute. Et elle arrive à vitesse exponentielle. Notre-cher-président-adoré-qu’on-idole fait la différence entre le gentil capitalisme financier et le gentil capitalisme industriel. Que nenni, faute de rentabilité suffisante, le capitalisme s’est financiarisé et perfectionné pour rapporter plus. Comme toujours. Sauf qu’aujourd’hui ce n’est plus basé sur du concret.

Chercher toujours là où on peut faire des profits. Chercher la rentabilité à 15% avec ses dents. Merci les actionnaires.

Bref, qui va payer les pots cassés ? Toujours les mêmes bien entendu…
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… et pas sur l’homme.

La crise provoquée par les spéculateurs de tout poil avec des produits financiers sophistiqués continue de faire des ravages de jour en jour pour les financiers mais aussi et surtout pour la population. Perte de l’emploi, de sa maison irremboursable, Mr Tout-le-Monde doit aussi payer ses factures et ses produits de premières nécessités qui augmentent plus qu’il ne peut le supporter.

C’est pour cela qu’un ancien candidat à la présidentielle, Jacques Cheminade et la présidente du parti allemand Büso, Helga Zepp-LaRouche lancent un appel pour un nouveu Bretton Woods.
Pour mettre fin au système financier complètement déconnecté de l’économie réelle et qui entraine dans sa chute cette dernière, entrainant chômage, baisse du bien-être et mise à la rue.

Je vous invite à signer cette pétition, pour que ça ne recommence plus.


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Caddie
Alors que tout le monde rentre petit à petit de la plage ou de la campagne, des surprises les attendent pour les prochains mois.

Non on ne pourra pas consommer plus cette année. La crise financière états-unienne est devenue mondiale et touche tous les secteurs. Tous les prix commencent à diminuer, montrant qu’on va entrer en crise et peut-être connaitre une récession.

Notre cher gouvernement n’a (presque) pas chômé cet été.
Une nouvelle taxe sur les mutuelles vont faire augmenter les tarifs de celles-ci. Le RSA va prendre aux pauvres pour donner aux plus pauvres (fin de la Prime Pour l’Emploi et du RMI entre autres). Mais le RSA ne sera donné qu’aux précaires trouvant un travail.

L’électricité augmente de 1,1%, le gaz de 5%. Pour cause d’augmentation du prix du pétrole. Mais GDF a fait 15% de bénéfices en 2006 (2,3 milliards d’euro), 8% en 2007 et pareil en 2008. En 4 ans, +125% dans les poches de l’ancien monopole gazier. Quand on voit que le tarif pour les entreprises a augmenté d’autant et de 45% pour les particuliers.

La crise encore, Carla n’a pas vendu assez de CD. 80 000 depuis le 11 juillet. Alors que Naïve, sa maison de disque, comptait sur 700 000 ventes… A côté Mylène Farmer a vendu en 2 semaines 103 000 exemplaires.

A l’étranger c’est un carnage, la guerre de 5 jours de la Russie contre la Géorgie a illustré le retour de la puissance russe après 10 ans d’humiliation. L’Abkhazie et l’Ossétie du Sud sont toujours occupées par les troupes russes. A trop voulu vouloir chercher Goliath, David s’est fait écraser. Et ce sont toujours les même qui morflent. La population a perdu ses proches, ses habitations et leur tranquillité.
Super-Sarko a tenté de remettre de l’ordre mais la Russie ne fera bien sûr qu’à sa tête.
C’est le retour à l’émergence des puissances et de leurs bras de fer, au sein d’un monde multipolaire.

Question sociale, c’est “tous fichés”. Au sein même du gouvernement, le dossier EDVIGE crée de l’émoi. N’importe qui ayant un pouvoir économique, syndical, religieux, social ou politique ainsi que les personnes “pouvant atteindre l’ordre public”. C’est les dossiers des RG de 1991 en mieux. Maintenant c’est à partir de 13 ans, à vie, avec les opinions religieuses, la santé, l’orientation sexuelle. N’importe quel policier pourra consulter avec l’autorisation de “sa hiérarchie”.
Les profs vont se mobiliser, La Poste également pour cause de privatisation. D’un service public, l’entreprise publique veut se développer à l’international, utile quand on veut juste recevoir sa lettre ou son colis. 56% des salariés sont prêts à se mettre en grève pour voir son salaire augmenté.

Mais sinon bonne rentrée…

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Le Gouvernement veut rétablir l’équilibre de la Sécurité sociale pour 2011.

Au nom de quoi ? Du fait que c’est “immoral” selon la Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.

C’est pour cela que le directeur de la l’Union nationale des caisses d’assurance-maladie, Frédéric Van Roekeghm a trouvé plusieurs solutions pour réduire les dépenses :

- renforcer le rôle du médecin traitant
- revoir les remboursements des anticholestérols, ceux contre l’hypertension et les anti-ulcéreux
- créer un contrat de bonne pratique individuelle pour les médecins
- hausse des tarifs des généralistes
- hausse de la productivité des hôpitaux

Et d’autres encore.
Celles qui vont faire le plus de bruits sont le changement de régime pour les affections de longue durée (ALD) et la baisse de remboursement de certains médicaments. Et après le premier choc avec les franchises médicales et des dé-remboursements, le Gouvernement continue à casser notre système social issu de la Libération.

Les ALD représentent 64% des dépenses de la Sécu pour 7,7 millions de personnes. Déjà qu’elles sont pas en forme, elles doivent en plus payer plus cher leurs soins, surtout sans mutuelles, car certains remboursements seront pris en charge par celles-ci.
Les médicaments jugés peu efficaces seront remboursés au prix du générique. Et les génériques eux-même peuvent faire l’objet de déremboursement…

Pour la sacrosainte idéologie libérale qui consiste à réduire sa dette au maximum tout en laissant la concurrence s’introduire dans le service public, pénalisant nos malades et remettant en cause le lien de solidarité entre biens-portants et malades. Pourtant il reste des niches pour plus de prélèvements pour rendre le système plus juste encore, les plus hauts revenus étant ceux du capital, une légère taxe permettrait de dégager des liquidités sans faire fuir les amis de Sarkozy. Mais nous ne sommes pas dans un monde juste. Donc grand merci à nos dirigeants et ceux qui tirent les ficelles.

Merci au nom de nos malades,
Merci au nom de la solidarité,
Merci au nom du service public.

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Trop c’est trop ! On entend parler que de ça, c’est le nouveau bouc émissaire, le responsable de tous nous maux, aussi bien économiques, politiques que culturels et civilisationels. Même au Bac, c’était le sujet…

La mondialisation culturelle qui instaure une domination culturelle n’est qu’un leurre.

Remontons un peu en arrière, la mondialisation est un phénomène millénaire : dès qu’il y a eu relation entre individus venant d’horizons différents, nous étions déjà dans un processus de mondialisation. Les grandes découvertes ont dopé le phénomène, ont créé les premières exportations de culture et ont fait le lit de la colonisation. La colonisation est l’élément de passage d’une mondialisation qui permettait les dialogues et les échanges de cultures à une domination pour motifs qualitatifs d’une civilisation sur une autre, ou d’une culture sur d’autres, jugées inférieures… et en a constitué la première dérive… Lire la suite »

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Après dix ans d’absence, les autos déclarés renégats de Rage Against The Machine (RATM, ndlr) ont investis la scène de Paris Bercy pour déverser un fleuve sonore bouleversant. On ne jugera pas ici de la prestation musicale manifestement excellente, toutefois, on peut discuter du flow investit d’une contestation et d’une rage non feinte servit par Zack De la Rocha.

En effet, alors qu’au Etats-Unis le Rock contestataire bat de son plein depuis le fameux « Rock Against Bush » animé notamment par les insatiables contestataires Anti-Flag, le Rock Français et la musique française semblent manquer de grands groupes contestataires mettant leur espace médiatique au profit d’un message politique fort. Les années 90 ont vu s’éteindre des groupes alternatifs et provocateurs comme les Berruriers Noirs ; néanmoins, ceux-ci restaient marginaux et ne pouvaient pas rivaliser avec la portée du message livré notamment par NTM, Assassins, ou encore I Am dans le monde du rap. On se souvient encore de Joey Starr braillant à tue-tête « Mais qu’est ce qu’on attend pour foutre le feu ?! », qui, au-delà de chanteur, s’était à la fois fait prophète des émeutes de 2005. Lire la suite »

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La société libérale dans laquelle on vit par défaut est basée sur un principe simple, qui à lui seul lui donne toute sa légitimité : c’est la liberté, ou plutôt le fait de pouvoir vivre, de pouvoir mener notre vie comme bon nous semble. Ainsi, la liberté devient en quelque sorte le fondement, le pilier, qui permet de donner à l’édifice sociétal un sens, qui permet d’avoir un repère, nécessaire à la vie en communauté. Bien entendu, cet horizon libéral, libertaire, qui laisse l’homme maître de son destin et de la manière dont il souhaite mener sa vie a amené un certain nombre de dérives, considérées naturelles, dont la plus importante, analysée pour la première fois au milieu du XIXème siècle par Alexis de Tocqueville, est sûrement l’individualisme pathologique. On a longtemps décrié cet individualisme qui prend souvent le pas sur les bienfaits communautaires tels que la convivialité ou encore la solidarité, néanmoins ici n’est pas le cœur du sujet, Marcuse restera au placard pour le moment.

Ce qui me fait monter au créneau, ce sont les évènements actuels, qui trahissent néanmoins une certain tendance qui devient de plus en plus structurelle, depuis que certains ont enfin réussi à enterrer la ferveur libertaire de Mai 68. Lire la suite »

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L’affaire Dieudonné n’a pas manqué de marquer les esprits ; elle a même déchaîné les passions. Inutile de revenir sur les détails de ce lynchage sans nom. Inutile aussi d’essayer de défendre celui qui, aux yeux de certains, incarne le mal et la haine absolus. Plutôt que de constituer un dossier complet et objectif qui s’avèrerait stérile, je vous propose ce document vidéo intéressant, retraçant le parcours d’un humoriste hors norme.
Cette vidéo est extraite des bonus du DVD de son spectacle, 1905, joué en Mars 2005.
L’engagement sincère - parfois maladroit - de Dieudonné, l’a mené où l’on sait. Invectivé, conspué, molesté, censuré ; mais aussi taxé d’antisémitisme… Pourquoi tout cela ?
Comment un fervent défenseur des valeurs républicaines et universalistes a-t-il pu être qualifié de la sorte ?

Edgar Morin, Jean Baudrillard, Avraham Burg etc. : des intellectuels, des hommes politiques qui ont tenu des propos encore plus virulents à l’égard de la politique d’Israël et du communautarisme juif. Certains d’entre eux ont même soutenu Dieudonné. Sont-ils antisémites ?

Malheureusement, l’antisémitisme et le racisme d’une manière générale existent, toujours ; il est juste triste de voir que certaines personnes s’épuisent à les chercher là où ils ne sont pas.

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Je vous soumets l’article d’Olivier Bonnet tiré du site QuebecOgres.Info, reprenant les informations et commentaires du chroniqueur de La Matinale de Canal+, Leon Mercadet au sujet de la durée du travail en France, démontant dans le texte les critiques du gouvernement à l’égard des 35 heures, “responsables de tous nos maux”.

temps de travail : une farce de plus ! - 18.2 ko

La France ne travaille pas assez ! Il n’y a qu’un moyen de relancer la croissance et d’augmenter le pouvoir d’achat : travailler plus ! Par rapport à nos voisins, nous sommes le pays qui travaille le moins, il faut que ça change !”

Voilà le message dont nous rebat les oreilles avec un bel ensemble la majorité présidentielle, à commencer par Sarkozy lui-même. Or c’est grossièrement faux. Merci à Léon Mercadet, journaliste à La matinale de Canal +, d’avoir rétabli les faits dans sa chronique d’hier, titrée La France bosse fort ! Pour remettre les choses à leur place, il suffit de consulter les chiffres 2006 d’Eurostat, le très officiel Office statistique des Communautés européennes, que la chaîne à péage présente on ne peut plus clairement, reprenant un tableau paru dans l’excellente revue Alternatives économiques :

Dans l’ordre croissant en nombre d’heures travaillées par semaine, on trouve d’abord les Pays-Bas puis la Norvège, le Danemark, l’Allemagne, l’Irlande, la Suède, la Belgique, le Royaume-Uni et la Finlande. Vient ensuite la moyenne européenne, à 37,9 heures. Le premier pays à travailler plus que ladite moyenne, de justesse (38h tout rond) est la France. Viennent derrière l’Italie, la Lituanie, le Portugal, l’Espagne, l’Estonie, la Croatie, la Slovénie… Les plus gros travailleurs sont enfin les Bulgares, Lettons, Tchèques et Grecs (42,7 heures). Le tableau ci-dessus concerne la durée hebdomadaire mais on observe la même chose en se basant sur la durée annuelle, qui prend en compte vacances et jours fériés : elle est en France de 1545 heures, contre 1445 en Allemagne, 1499 au Danemark, les Pays-Bas étant le pays où l’on travaille le moins avec 1340 heures. “Il y a un truc très très frappant, observe Léon Mercadet, c’est que les pays où l’on travaille le moins sont les plus avancés, les plus performants économiquement et socialement.” “Ca alors !”, s’exclame le présentateur de l’émission, Bruce Toussaint. “A l’inverse, poursuit son chroniqueur, si on va en bas de classement, on s’aperçoit que les cancres sont (…) ceux dont le PIB par habitant est le plus faible. Tout se passe comme si plus on est un pays moderne, plus on est un pays économiquement performant, moins on travaille ! Allez savoir pourquoi, mais moins l’on travaille et plus le PIB par habitant est élevé, c’est comme ça que ça se passe en Europe. Alors quand les ministres et les porte-paroles du gouvernement nous répètent que nous ne travaillons pas assez, je me pose la question : est-ce ignorance ou est-ce mensonge délibéré ? En tout cas, c’est de l’idéologie, ce n’est pas des faits. J’ai quand même l’impression qu’on nous répète ça dans l’espoir qu’un mensonge cent fois répété devienne une vérité. Alors dans quel but cette distorsion des faits ? (…) Il y a une réponse évidente : c’est pour supprimer les 35h. Pourquoi supprimer les 35h ? Parce que c’est la durée légale. Ca veut dire quoi ? C’est le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Donc les Français travaillent déjà plus de 35h - on est à 38 - mais si on fait sauter les 35h, on n’a plus besoin de payer entre 35 et 38 au tarif des heures supplémentaires.”

C’était hier matin en clair, entre 7h 10 et 7h 20 : un grand moment de vérité à la télévision, qui laissait éclater en plein jour toute l’imposture de nos gouvernants. Mais rassurez-vous, rien ne changera et cette droite menteuse continuera inlassablement à ressasser l’ineptie que les Français ne travailleraient pas assez. Quelqu’un dans l’opposition pour lui balancer les chiffres à la face, comme Léon Mercadet ce matin-là sur Canal + ?

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Besancenot chez Drucker, c’etait l’image de la semaine dernière. Umberto Eco en serait complètement baba : un révolutionnaire peut faire la révolution avec l’accord de la maréchaussée ; mieux, on peut même lui dérouler le tapis rouge un dimanche midi sur un plateau de télé. Et pas n’importe lequel. Vivement dimanche, c’est LE rendez-vous hebdomadaire que la France ne rate jamais, même s’il sert juste de fond sonore.
Ce qui est bien, c’est que tout le monde est gagnant ; le questionnement politique, indigent au possible, ne risqua pas de bouter le facteur, chouchou des médias, hors des sentiers battus ; FR2, eux, ont compris que le pseudo trostko-prolo-anti-capitalitico-internationalitico-revolutionnaire séduit. En voilà une affaire qu’elle est bonne.

“D’un calme Olympien”, le facteur a bien récité sa leçon. Face à un public de moutons écervelés totalement acquis à sa cause, la nouvelle star de la politique a débité consciencieusement tout ce que tonton Krivine lui a appris. Quant aux incohérences caractérisées de son discours, il eût suffit un journaliste sérieux pour les lui renvoyer à la face. Mr. l’Internationaliste devant l’éternel acheva de nous expliquer que sa volonté première était de revaloriser la condition des travailleurs français, tout en faisant en sorte de préserver leurs acquis sociaux. Rewind. Internationaliste ; protection des travailleurs français… Tout ceci mérite quand même une explication.

Comme de nombreux observateurs de la scène politique française l’ont très justement remarqué, lorsqu’un prétendu révolutionnaire - censé être la pour déranger et bousculer l’ordre établi - devient d’un coup d’un seul le chouchou du système politico-médiatique, c’est qu’il faut commencer à se méfier.
Par exemple ; Besancenot, qui est un type très émotif, est particulièrement sensible à la cause des sans-papiers (comme tout le monde en fait.) Il se définit même comme un “citoyen du monde”. Or, tout le monde sait que cet Internationalisme exarcebé n’a plus aucun sens aujourd’hui, à l’heure de la mondialisation libérale. Prôner des régularisation massives, c’est ne pas être conscient d’un phénomène économique très commun, le dumping. La réalité, c’est que ces sans papiers seront exploités et utilisés par le patronnat afin de tirer les salaires vers le bas.

Si Besancenot est chouchouté, c’est que sans s’en rendre compte, il est à la botte du Medef. L’aubaine. Ils en tiennent un bon “d’idiot utile”.

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Un an déjà. Un an qu’il est là, le mec. Un an qu’on se le frappe, qu’on l’endure ou qu’on a la chance de l’avoir, c’est selon. Une véritable saison d’une série à l’américaine. Joie place de l’Etoile. Avatars. Rebondissements. Péripéties. Colères. Puis on en est là. Rien n’avance ; on recule même. Sans savoir pourquoi, les gens y ont cru. Pour certains, la machine peine à se mettre en route. Pour d’autres, tout ceci s’apparente à un bien vilain camouflet. Et pour eux, c’était prévisible. Enfin… encore fallait-il proposer mieux…

On a l’impression que c’était hier. Hier que Mireille Mathieu, revenue d’entre les morts, infligeait aux tympans des sympathisans UMP la Marseillaise.
C’était le 6 Mai 2007. Sarkozy remporta largement le scrutin présidentiel face à Becassine, avec 53% des voix. C’était bien un soir de Mai 2007 qu’il gagna “au peuple”. On entend encore le Borgne éructer. Crier au vol. Sarkozy lui avait “volé” son électorat. Il est malin le type.

Une victoire, et un signe d’espoir. Une perspective nouvelle, euphorisante, qu’il s’en allait porter tout seul, comme un grand (L’utilisation de cet adjectif valorisant est indépendant de notre volonté. L’Elysée nous l’impose.) Des promesses donc, et une réelle volonté de changement. De rupture, qu’il disait.
C’est l’électorat populaire qu’il avait conquis. Celui qui souffre en fin de mois. Celui qui en a raz-le-bol. C’est cet électorat qui pleure aujourd’hui.

1 an après, rien n’a changé. Le Président ès “Pouvoir d’Achat” piétine et s’écroule dans les sondages. La conjoncture internationale aidant, les espérances sont revues à la baisse. Son dynamisme, son volontarisme n’y font rien : c’est le paquet fiscal, les engagements non tenus, les virées dorées chez Bolloré qu’il se reprend dans la gueule. Ca fait mal, un boomerang.
“Les caisses sont vides”. Bah oui, qu’est-ce que vous voulez qu’il y fasse, lui. Ses prédécesseurs lui ont rendu la tâche ardue. Faut dire, c’était pas très fin les 15 milliards d’€ de chocolats aux copains. Non, soyons Grand Seigneur, il n’y a pas qu’aux plus riches que profite ce paquet, il y a aussi aux riches tout court. Tout va bien donc.

D’abord Bling-Bling, sa Présidence est marquée par une réelle volonté d’entreprendre des réformes. On se souvient encore du mécontentement des magistrats et des avocats. Celui des cheminots, non sans conséquences. Mais les Français ont l’air d’y croire. Tout semble être fait pour que leur futur change. Bien qu’omniprésent, omnipotent, Sarkozy rassure. Puis le ressort se casse.
Les critiques sur son style fusent. Certains crient même au 18 Brumaire, au “coup d’Etat permanent”. Ceux qui hier l’encensaient ont retourné leur veste.
Et c’est tout d’un coup que tout va mal, ou presque. Des reformettes, par-ci, par-là, plutôt bonnes en somme, n’ont pas l’effet escompté.
Les municipales, comme un avertissement, lui signalent qu’il ferait mieux de filer droit, et c’est pas le joli sourire de Carla qui y changera quelque chose.

Revirement total ; ou plutôt un changement de style. Même si personne n’y croit plus, si tout le monde est conscient de la farce, le Président de la République reprend de la hauteur. Il faut enfin prendre réellement les choses en main. L’euro fort assomme le commerce extérieur, l’inflation rampante rend la vie des petites gens pénible. Chez ces gens-là, aurait dit Brel, on ne parle pas, non, on pleure. Le calendrier ministériel est tout de même maintenu. Dans l’attente de résultats probants, on ne peut encore se prononcer. Ce qu’on peut dire, c’est que la politique est désavouée. Inutile de dresser une liste des engagements non-tenus. Quoiqu’en disent ses camarades, le système des heures supplémentaires est presque inefficace. Les retraités crient au scandale. (Et c’est d’ailleurs par pur pusillanisme qu’il ne s’y attaqueront pas, à la réforme - réelle - des retraites.) La politique d’immigration est jugée inhumaine, parce que chiffrée. La politique de la ville, elle, est un échec : toujours le même désarroi en banlieue où, il faut le dire, on part avec un handicap aujourd’hui. Les petites PME ont le cou tordu. L’opposition s’en donne à cœur joie, mais ne propose aucune alternative. Certains nostalgiques appellent au nouveau Mai 68, 40 ans après.
Le marasme est profond. On sent que tout peut péter d’un moment à l’autre, et c’est bien ça le plus inquiétant.

Un bilan bien terne qu’est celui de la première année de sa présidence. Entre indécence et incompétence, les Français ont commencé à y voir plus clair dans son jeu. Cet homme si “simple et dynamique” qui incarnait tant d’espoir est désormais pointé du doigt. La République a du jeu. Les enseignants, aujourd’hui dans la rue, sont le témoin du malaise qui gangrène aujourd’hui le pays.
Il reste maintenant 4 ans, et aucune procédure “d’empeachment” n’est prévue par la Constitution. Il nous reste plus qu’a espérer que tout s’arrange, et si l’on devait trois mots pour résumer cette année riche en évènements, ils seraient ceux d’une locution anglaise : Back to reality…

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Chers amis, c’est en qualité de “beur” que je m’adresse à vous aujourd’hui. Un “beur” usé par sa différence ; non parce que victime d’actes racistes, mais parce que las de voir cette différence instrumentalisée à des fins politiques par certains groupuscules : SOS Racisme ; la LICRA ; le MRAP et les pâquerettes… fers de lance de la lutte droit-de-l’hommiste de la Gauche post-68attardée. (Puisse-t-elle se réveiller un jour ?)
Quand la lutte contre le racisme devient une idéologie.
Qui eût pu se douter qu’une lutte généreuse, pacifiste et humaniste était en passe de devenir, pour reprendre les mots d’Alain Finkielkraut, “l’idéologie de notre temps” ?
Peut-on raisonnablement affirmer aujourd’hui que “l’antiracisme” (à distinguer de la lutte contre le racisme) soit devenu le communisme du XXIe siècle ?
Si la question se pose, c’est parce que l’antiracisme n’est plus un combat, mais une façon de voir le monde. Une manière profondément racialiste - au sein même d’une République universaliste - de déterminer notre société. C’est l’exaltation du fameux rapport oppresseur/opprimé avec, dans le rôle du méchant et je vous le donne en mille, le français pure souche ; le rôle du gentil m’étant gracieusement attribué, à moi, “le beur” persécuté.

En accumulant les coups spectaculaires, la surmédiatisation d’actes racistes isolés présentés comme des réalités, ces gens excluent et victimisent. Le mots “noir” et “arabe” deviennent des gros-mots. On parle désormais de France black/blanc/beur. Avec la complaisance des médias, ces activistes parviennent à faire croire que la France entière est raciste, plutôt que de s’attarder sur les réalités d’un système défaillant, délaissant par la même les considérations socio-économiques et sociétales.

Art. 1er de la Constitution de la Ve République :

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

La Constitution du 4 Octobre 1958 est éloquente. Non contente d’aller à l’encontre des principes de notre République, l’idéologie antiraciste a le chic de rétablir les races au sommet des considérations sociales et politiques. Contre-productive, cette posture n’est pas sans susciter de nombreux effets pervers, des dommages collatéraux comme on dit…

De la paranoïa raciste au racisme anti-blanc.
Oui, et c’est le cœur lourd que je l’écris, c’est une réalité : le racisme existe toujours. Mais contrairement à ce que tentent de nous faire croire les porte-drapeaux de l’antiracisme, il est à mille lieues d’être une généralité, ni même une psycho-pathologie majoritaire… La réalité, c’est qu’il est le fait d’une petite somme d’abrutis haineux et frustrés, qui parlent au nom de la majorité silencieuse, pacifiste et tolérante.
Le célèbre et sage adage dit : “Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse”. Nos chers amis MRAPistes (mais aussi de la LICRA, de SOS Racisme etc.) seraient donc bien inspirés de comprendre que les mauvaises herbes ne font pas le potager.
J’ai, en 18 ans de vie, du être soumis à des contrôles d’identité, des railleries, des regards suspects dans le bus ou le métro. Effectivement, je ne peux le cacher, c’est écrit sur mon front : “Je viens d’ici et d’ailleurs”.
J’ai souvent cru bon de m’exciter pour un rien, galvanisé par cette propagande avec laquelle il faut le dire, j’ai été bercé. Puis j’ai compris que mes attaques étaient bien souvent diffamatoires et arbitraires, paranoïaques même. Et quand bien même elles eussent pu être justifiées, est-ce une raison pour généraliser et développer un complexe maladif ?

Cette doxa, car il n’y a pas d’autre mot pour définir ce mouvement, est de fait l’instigatrice d’un nouveau phénomène : celui du racisme anti-blanc. Pas besoin d’être sociologue pour le comprendre. “Les jeunes issus de l’immigration” ont fini par croire qu’ils étaient vraiment ce qu’on prétendait qu’ils étaient, c’est à dire des opprimés. Pas par le système, non ! Mais par “l’Opresseur” infâme qu’est l’homme blanc. Julien Green avait ce mot juste, C’est peut-être la plus grande consolation des opprimés que de se croire supérieurs à leurs tyrans.” Et c’est de là que nait le racisme anti-blanc : la haine vouée à “l’oppresseur”, ennemi public n°1 des “minorités visibles”. Un bourreau monté de toute pièce par de nouveaux idéologues manipulant la souffrance des uns pour se donner le plaisir d’haïr les autres.

Feu Jean Baudrillard a, avant de nous quitter, subtilement établi une comparaison entre SOS Racisme et SOS Baleine. Il expliquait très justement que le rôle de SOS Baleine, ce n’était pas de lutter contre les baleines mais de venir en aide à celles-ci. Il y a là une confusion sémantique profonde, et en découle généralement un effet pervers : la montée d’un “nouveau racisme”. Un racisme qui n’est plus ethnocentriste à proprement parler, mais un racisme d’opposition systématique, fruit de l’expansion des replis communautaires. Une haine du français de souche à l’égard du français d’origine étrangère, et inversement proportionnel. Le résultat d’une propagande n’ayant eu de cesse de dresser les gens les uns contre les autres, au nom de la Paix. Incohérence ou véritable volonté politique de maitriser le débat idéologique français, à l’heure où le pouvoir fuit la politique au profit des acteurs surpuissants de la mondialisation libérale, dont nos idéologues sont à la fois les pourfendeurs, mais aussi les “idiots utiles” ?

C’est un cri de colère et de lassitude que je pousse. Je ne puis plus supporter un seul instant que l’on utilise ma différence pour la mettre au service d’une idéologie pernicieuse.
Je voudrais leur dire à ces gens : à SOS Racisme ; au MRAP ; à la LICRA et les autres que je suis français avant d’être “beur”. D’ailleurs, je ne suis pas du lait de vache baratté. Je suis un citoyen qui, non sans renier ses racines, est fier de pouvoir dire : “J’aime la France !”.

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