“De l’audace”, il croit en avoir le Delanoë. Clamer haut et fort sa sympathie pour le libéralisme, alors que l’on prétend vouloir conquérir la tête du PS, il faut en avoir des corones ! Et Lamy qui, lui, vient nous faire l’apologie du libre-échangisme, adressant par la même une pique aux politiques protectionnistes … Subversifs les nouveaux dirigeants du PS ? Assurément. Ils doivent se croire originaux ces gars-là, tout persuadés qu’ils sont que la rénovation du PS passe inéluctablement par une droitisation du parti - déjà amorcée depuis des lustres-, alors que le peuple, lui, demande clairement un virage à gauche ! Mais en réalité, ces “comings-out” n’ont rien de dissident : ils sont inscrits dans une dynamique d’ordre mondial ; nous venons d’assister au naufrage de la gauche italienne, avec un leader, Velproni, qui a trouvé judicieux de jeter le doute, en pleine campagne électorale, sur son appartenance à la gauche. En Allemagne, le SPD a préféré pactiser avec la droite, ce qui a fini par entraîner la création et la percée rapide du Linkpartei.

Eh bien oui, la réalité vraie, c’est que le Parti Socialiste tend - et ce depuis plusieurs années déjà - à devenir social-démocrate. Que dis-je social-démocrate ! Parlons désormais de social-libéralisme ! Oui, la social-démocratie est morte chers dirigeants socialistes, et depuis bien longtemps. Cela remonte à la chute du mur de Berlin, en 1989, et à l’effondrement du bloc soviétique. Depuis lors, le capitalisme a subi d’innombrables mutations : il est devenu transnational grâce à l’ouverture des frontières et la suppression des droits de douane. Le capital n’a donc plus aucune raison de chercher un compromis avec le travail puisqu’il peut délocaliser si ses souhaits ne sont pas respectés.

Alors quoi ? Les héritiers de Blum, de Guesde et de Jaurès vont offrir leur postérieur au libéralisme économique ? Celui qui assomme les travailleurs ? Celui qui démonte les acquis sociaux ?

Et le libéralisme politique dans tout ça ?
Le libéralisme politique est lui, avant tout, spécifiquement de gauche. Il va même de pair avec le progressisme, l’évolution des mœurs. Alors, la question est elle pertinente ? Non.
Reste que face aux récentes déclarations des dirigeants socialistes, ayant elles-mêmes suivi la déclaration de principe social-démocrate parue il y a de ça quelques semaines, le sens des mots a une importance. Le libéralisme politique n’est pas le libéralisme économique ; difficile en revanche de se revendiquer de l’un en rejetant l’autre en bloc, d’où les incohérences caractérisées des projets proposés par les représentants des alternatives anti-libérales, hormis quelques exceptions.

La gauche pleure après les défaites. La droite, elle, jubile et matraque sa cousine ; cette droite qui ne peut d’ailleurs plus se targuer d’être en bonne santé. Car oui, l’héritage du Gaullisme a été enterré. La droite sociale et entrepreneuriale a définitivement cédé la place à la droite financière Sarkozyenne. La nullité de la Gauche Française, elle, est symptomatique.
Les Li-li-bo-bo auront donc eu raison du Socialisme. Les maints hérauts de la mondialisation libérale, eux, ont achevé d’annihiler les relents sociaux et souverainistes de la Droite Française.

Le Gaullisme et le Socialisme sont morts, vive l’UMPS !

Faites partager : Ces icônes sont des liens vers des sites de partage de signet sociaux où les lecteurs peuvent partager et découvrir de nouveaux liens.
  • Facebook
  • Google
  • Live
  • Technorati
  • Wikio FR
  • E-mail this story to a friend!
  • Print this article!
Répondre

    
 

Annuaire de sites

Copyright © LeMégaphone.net - Tous droits réservés.