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Chers amis, c’est en qualité de “beur” que je m’adresse à vous aujourd’hui. Un “beur” usé par sa différence ; non parce que victime d’actes racistes, mais parce que las de voir cette différence instrumentalisée à des fins politiques par certains groupuscules : SOS Racisme ; la LICRA ; le MRAP et les pâquerettes… fers de lance de la lutte droit-de-l’hommiste de la Gauche post-68attardée. (Puisse-t-elle se réveiller un jour ?)
Quand la lutte contre le racisme devient une idéologie.
Qui eût pu se douter qu’une lutte généreuse, pacifiste et humaniste était en passe de devenir, pour reprendre les mots d’Alain Finkielkraut, “l’idéologie de notre temps” ?
Peut-on raisonnablement affirmer aujourd’hui que “l’antiracisme” (à distinguer de la lutte contre le racisme) soit devenu le communisme du XXIe siècle ?
Si la question se pose, c’est parce que l’antiracisme n’est plus un combat, mais une façon de voir le monde. Une manière profondément racialiste - au sein même d’une République universaliste - de déterminer notre société. C’est l’exaltation du fameux rapport oppresseur/opprimé avec, dans le rôle du méchant et je vous le donne en mille, le français pure souche ; le rôle du gentil m’étant gracieusement attribué, à moi, “le beur” persécuté.

En accumulant les coups spectaculaires, la surmédiatisation d’actes racistes isolés présentés comme des réalités, ces gens excluent et victimisent. Le mots “noir” et “arabe” deviennent des gros-mots. On parle désormais de France black/blanc/beur. Avec la complaisance des médias, ces activistes parviennent à faire croire que la France entière est raciste, plutôt que de s’attarder sur les réalités d’un système défaillant, délaissant par la même les considérations socio-économiques et sociétales.

Art. 1er de la Constitution de la Ve République :

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

La Constitution du 4 Octobre 1958 est éloquente. Non contente d’aller à l’encontre des principes de notre République, l’idéologie antiraciste a le chic de rétablir les races au sommet des considérations sociales et politiques. Contre-productive, cette posture n’est pas sans susciter de nombreux effets pervers, des dommages collatéraux comme on dit…

De la paranoïa raciste au racisme anti-blanc.
Oui, et c’est le cœur lourd que je l’écris, c’est une réalité : le racisme existe toujours. Mais contrairement à ce que tentent de nous faire croire les porte-drapeaux de l’antiracisme, il est à mille lieues d’être une généralité, ni même une psycho-pathologie majoritaire… La réalité, c’est qu’il est le fait d’une petite somme d’abrutis haineux et frustrés, qui parlent au nom de la majorité silencieuse, pacifiste et tolérante.
Le célèbre et sage adage dit : “Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse”. Nos chers amis MRAPistes (mais aussi de la LICRA, de SOS Racisme etc.) seraient donc bien inspirés de comprendre que les mauvaises herbes ne font pas le potager.
J’ai, en 18 ans de vie, du être soumis à des contrôles d’identité, des railleries, des regards suspects dans le bus ou le métro. Effectivement, je ne peux le cacher, c’est écrit sur mon front : “Je viens d’ici et d’ailleurs”.
J’ai souvent cru bon de m’exciter pour un rien, galvanisé par cette propagande avec laquelle il faut le dire, j’ai été bercé. Puis j’ai compris que mes attaques étaient bien souvent diffamatoires et arbitraires, paranoïaques même. Et quand bien même elles eussent pu être justifiées, est-ce une raison pour généraliser et développer un complexe maladif ?

Cette doxa, car il n’y a pas d’autre mot pour définir ce mouvement, est de fait l’instigatrice d’un nouveau phénomène : celui du racisme anti-blanc. Pas besoin d’être sociologue pour le comprendre. “Les jeunes issus de l’immigration” ont fini par croire qu’ils étaient vraiment ce qu’on prétendait qu’ils étaient, c’est à dire des opprimés. Pas par le système, non ! Mais par “l’Opresseur” infâme qu’est l’homme blanc. Julien Green avait ce mot juste, C’est peut-être la plus grande consolation des opprimés que de se croire supérieurs à leurs tyrans.” Et c’est de là que nait le racisme anti-blanc : la haine vouée à “l’oppresseur”, ennemi public n°1 des “minorités visibles”. Un bourreau monté de toute pièce par de nouveaux idéologues manipulant la souffrance des uns pour se donner le plaisir d’haïr les autres.

Feu Jean Baudrillard a, avant de nous quitter, subtilement établi une comparaison entre SOS Racisme et SOS Baleine. Il expliquait très justement que le rôle de SOS Baleine, ce n’était pas de lutter contre les baleines mais de venir en aide à celles-ci. Il y a là une confusion sémantique profonde, et en découle généralement un effet pervers : la montée d’un “nouveau racisme”. Un racisme qui n’est plus ethnocentriste à proprement parler, mais un racisme d’opposition systématique, fruit de l’expansion des replis communautaires. Une haine du français de souche à l’égard du français d’origine étrangère, et inversement proportionnel. Le résultat d’une propagande n’ayant eu de cesse de dresser les gens les uns contre les autres, au nom de la Paix. Incohérence ou véritable volonté politique de maitriser le débat idéologique français, à l’heure où le pouvoir fuit la politique au profit des acteurs surpuissants de la mondialisation libérale, dont nos idéologues sont à la fois les pourfendeurs, mais aussi les “idiots utiles” ?

C’est un cri de colère et de lassitude que je pousse. Je ne puis plus supporter un seul instant que l’on utilise ma différence pour la mettre au service d’une idéologie pernicieuse.
Je voudrais leur dire à ces gens : à SOS Racisme ; au MRAP ; à la LICRA et les autres que je suis français avant d’être “beur”. D’ailleurs, je ne suis pas du lait de vache baratté. Je suis un citoyen qui, non sans renier ses racines, est fier de pouvoir dire : “J’aime la France !”.

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